Après un tweet dans lequel il qualifiait Willy Schraen de « mafieux », le journaliste Hugo Clément se retrouve visé par une procédure pour diffamation publique. À l’origine de cette affaire : une réaction virulente à une déclaration du président de la Fédération nationale des chasseurs sur l’éventualité d’une interdiction de la chasse le dimanche.
Une phrase qui déclenche la polémique
Le conflit trouve son origine dans une déclaration de Willy Schraen, prononcée dans le cadre du débat récurrent sur une possible interdiction de la chasse le dimanche ou pendant les vacances scolaires. Le président de la FNC avait alors déclaré : « Dans 5 ans, la ruralité est à feu et à sang ! ». Une phrase forte qui visait à alerter sur les tensions croissantes entre monde rural et certaines propositions visant à restreindre encore davantage la pratique de la chasse.
Le tweet d’Hugo Clément à l’origine de la plainte
C’est en réaction à cette déclaration que Hugo Clément, récemment épinglé par la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale pour ses nombreux et très couteux voyages en avion, avait publié un message sur le réseau social X en 2023. Dans ce tweet, il écrivait : « Ce monsieur se comporte comme un mafieux, brandissant la menace de guerre civile pour empêcher toute régulation de son activité ». Estimant, à juste titre à notre humble avis (quel honnête citoyen apprécierait de se faire traiter de mafieux ?), ces propos diffamatoires, Willy Schraen a décidé de saisir la justice.
Une mise en examen dans une procédure classique
Dans les affaires de diffamation publique, la mise en examen constitue une étape procédurale classique. Selon les éléments rendus publics, une mise en examen dite « supplétive » viserait également certains commentaires publiés sous le message. Une situation présentée par l’entourage d’Hugo Clément comme une pression judiciaire exercée par le monde de la chasse.
Vakita parle de « procédure bâillon »… et lance un appel aux dons
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le média Vakita, fondé par Hugo Clément, dénonce une « procédure bâillon » destinée à faire perdre « du temps, de l’énergie et de l’argent ». Dans le même message, la plateforme invite ses lecteurs à s’abonner pour soutenir financièrement le média, à hauteur de 5 € par mois ou 50 € par an (ben, voyons !).
Une stratégie de mobilisation financière qui n’est pas nouvelle dans la galaxie militante anti-chasse. On pensera par exemple à Pierre Rigaux, « naturaliste » autoproclamé et adversaire déclaré de la chasse, qui reconnait lui-même vivre largement de dons récoltés auprès de sa communauté, avec des revenus mensuels annoncés autour de 3 600 €, obtenus notamment grâce à ses actions et communications dirigées contre les chasseurs.
Un nouvel épisode dans les tensions autour de la chasse
Cette affaire judiciaire s’inscrit dans un climat délétère entretenu par certains militants écologistes médiatiques contre le monde de la chasse et ses représentants. Reste désormais à la justice de trancher : déterminer si les propos tenus relèvent du débat d’opinion ou s’ils constituent bien, comme nous le pensons aussi, une diffamation envers le président de la Fédération nationale des chasseurs.












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