À Gillorgues, en Aveyron, la chasse réserve encore de belles histoires. La Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron a récemment mis à l’honneur l’un de ses doyens, Mansou, qui du haut de ses 81 ans continue de parcourir les territoires de chasse avec la même passion. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’expérience parle : lors d’une battue organisée le 14 février dernier, il a signé un remarquable doublé sanglier-chevreuil.
Soixante validations du permis de chasser
L’an dernier, Mansou a validé son permis de chasser pour la soixantième fois. Un chiffre qui en dit long sur la fidélité d’un homme à sa passion et sur toute une vie passée au contact de la nature et des territoires ruraux. Dans de nombreuses sociétés de chasse, ces doyens incarnent une mémoire vivante de la chasse. Ils ont connu les évolutions du matériel, les changements de réglementation et parfois même les transformations profondes des paysages et des populations de gibier. À Gillorgues, Mansou est aujourd’hui le doyen de la société de chasse, mais il reste manifestement un chasseur pleinement actif… et toujours aussi efficace.
Un vieux calibre 16 à chiens extérieurs
Autre détail qui ne manque pas de charme : pour réaliser ce doublé, Mansou n’était pas équipé d’une carabine moderne mais d’un vieux fusil calibre 16 à chiens extérieurs. Un fusil sans doute chambré en 65 mm, comme c’était très souvent le cas pour ces armes fabriquées il y a plusieurs décennies. Une arme simple, robuste, que de nombreux chasseurs ont longtemps utilisée au grand gibier avec des balles adaptées. À l’heure où les catalogues regorgent de carabines sophistiquées, à réarmement linéaire, dotées de chargeurs de grande capacité ou de systèmes semi-automatiques, cette scène rappelle une évidence : le matériel ne fait pas tout. L’expérience du terrain, la connaissance du gibier et la maîtrise de son arme restent des atouts bien plus déterminants.
Une performance qui mérite d’être saluée
Dans notre jargon,, un « doublé » peut désigner deux animaux prélevés sur la même action de chasse, parfois dans un laps de temps très court. On ne sait pas précisément si les deux animaux sont sortis simultanément ou successivement de la traque lors de cette battue du 14 février. Quoi qu’il en soit, réussir à prélever un sanglier et un chevreuil lors de la même battue, à l’aide d’un fusil à chiens de calibre 16, constitue une performance qui mérite d’être soulignée. La Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron (FDC 12) n’a d’ailleurs pas manqué de féliciter Mansou pour ce moment de chasse réussi, tout en saluant également la qualité de la photographie immortalisant le chasseur et ses deux animaux. Une belle illustration, en somme, de ce que la chasse sait encore offrir : des souvenirs forts, des moments partagés et parfois, de très belles surprises.












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