Sanglier : Le Tribunal d’Orléans donne raison aux chasseurs de grand gibier du Cher

Par une décision en date du 5 mars 2026, le Tribunal Administratif d’Orléans a décidé d’annuler une partie de l’arrêté préfectoral du 8 avril 2024 par lequel le préfet du Cher avait autorisé les exploitants agricoles à procéder à des tirs à l’affût de l’espèce sangliers sur les parcelles à rendement agricole, la nuit, sur la période du 1er avril au 30 juin 2024.

L’Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier du Cher (ADCGG 18), affiliée à l’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier (ANCGG) avait déposé le 26 avril 2024 une requête en annulation, contestant principalement les moyens autorisés, qui ne respectent pas les prescriptions de l’arrêté ministériel du 1er août 1986 modifié, relatif à divers procédés de chasse, de destruction des animaux nuisibles et à la reprise du gibier vivant dans un but de repeuplement. En cause, était l’utilisation de lunette thermique fixé sur l’arme.

La décision du tribunal administratif

Le Tribunal a jugé et donné raison à l’ADCGG 18 :

En déclarant recevable notre intérêt à agir contre cet arrêté.
En annulant la principale disposition de l’arrêté et que celui-ci était illégal « en tant qu’il prévoit que les tirs pourront être effectués par un tireur en présence d’un auxiliaire équipé d’une source lumineuse ou par le tireur seul, à l’aide d’un système de vision thermique fixé sur l’arme ». Il est donc clairement dit que les systèmes de vision thermique fixé sur l’arme sont interdits et ainsi que l’utilisation de sources lumineuses (sauf pour les lieutenants de louveterie). Il est ainsi rappelé la hiérarchie des textes, un arrêté préfectoral ne pouvant aller au-delà du cadre d’un arrêté ministériel.

Par son action, l’ADCGG 18 rappelle que son objet et sa mission sont de promouvoir une chasse éthique et responsable, développée par la charte des chasseurs de grand gibier dont l’ANCGG est l’auteur. Elle condamne les dérives actuelles mises en place pour faire face à la problématique des surpopulations de sangliers et les tentatives de restauration d’un « droit d’affût » supprimé par la loi de finances du 27 décembre 1968. Cette même loi qui a institué, en contrepartie, le principe de l’indemnisation des agriculteurs par les chasseurs. Consciente des enjeux et problèmes, l’ADCGG 18 appelle à une remise à plat par le législateur d’un système à bout de souffle et inadapté à la situation actuelle.

Jean de Jouvencel
Président de l’ADCGG 18
[email protected]

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Baudouin est journaliste spécialisé dans le monde de la chasse depuis plus de quinze ans et rédacteur en chef de So Chasse. Titulaire d'une carte de presse, il a publié plus de 5 000 articles et réalisé plus de 1 500 reportages vidéo consacrés à la chasse, à la faune sauvage, aux chiens, aux armes, à la réglementation et aux territoires. Il a notamment interviewé plusieurs candidats à l’élection présidentielle en 2017 et 2022 sur leur vision de la chasse et de la ruralité. Ses reportages l’ont également conduit en Italie, en Espagne, en Écosse, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, au Bénin et au Mozambique. Chasseur depuis son plus jeune âge, il pratique aussi bien l’approche, l’affût, la battue que la chasse du petit gibier avec son springer. À travers So Chasse, il défend un journalisme de terrain fondé sur l’expérience, la vérification des faits et la rencontre avec les acteurs du monde cynégétique.

Une réponse à « Sanglier : Le Tribunal d’Orléans donne raison aux chasseurs de grand gibier du Cher »

  1. bob26

    deux visions différentes deux intérêts différents voire opposés
    Une coté loisirs ( La chasse)
    et une coté travail ( l agriculteur)
    Qui doit avoir la main sur l autre !!!!
    moi qui sui chasseur, je penche pour l agriculteur car je gagne ma vie dans l agriculture et après je vais faire un tour a la chasse qui se pratique en général sur mes terres dévolues a l ACCA

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