Piratages des données liées aux armes: l’État reconnait déjà près d’une trentaine de cambriolage !

Cambriolage détenteur d'armes

Entre 20 et 30 cambriolages pourraient être directement liés au piratage des données de la Fédération française de tir. Une affaire qui relance de sérieuses inquiétudes, alors que les cyberattaques visant les fichiers liés au monde des armes se multiplient ces derniers mois.

Des cambriolages directement liés au piratage

L’affaire prend une tournure de plus en plus préoccupante. Auditionné mercredi dernier à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a confirmé qu’entre 20 et 30 cambriolages pourraient être directement liés au piratage subi par la Fédération française de tir en octobre dernier. Un chiffre loin d’être anodin, qui donne une traduction concrète, prévisible et inquiétante, de ce type de fuite de données. Pour rappel, ce piratage avait permis de récupérer les informations personnelles de près d’un million de personnes, entre licenciés actuels et anciens : identité complète, adresses, coordonnées… mais bien sûr aussi statut de détenteur d’armes.

Des méthodes ciblées et inquiétantes

Les faits déjà établis donnent une idée assez claire de la manière dont ces données peuvent être exploitées. Dans plusieurs cas, les malfaiteurs se sont fait passer pour des policiers afin de récupérer des armes directement au domicile des victimes. À Nice, un individu a ainsi contacté un tireur sportif sous prétexte d’un contrôle administratif, avant qu’un complice en uniforme ne se présente chez lui pour repartir avec plusieurs armes et des munitions. D’autres faits similaires ont été signalés, notamment dans le Doubs. Visiblement, nous avons là affaire à des actes préparés, ciblés, avec une exploitation directe des informations volées.

Une série noire qui s’accumule

Ces derniers mois, plusieurs structures liées au monde des armes ont été visées par des cyberattaques ou des tentatives de piratage. La Fédération nationale des chasseurs, l’Office français de la biodiversité ou encore le système Système d’Information sur les Armes ont eux aussi été concernés par des intrusions et des piratages de données . À chaque fois, la même crainte revient : celle de voir ces données sensibles circuler entre de mauvaises mains, avec des conséquences gravissimes pour les détenteurs légaux d’armes.

Une inquiétude légitime dans le monde des détenteurs d’armes

Pour les chasseurs, les tireurs sportifs ou les pratiquants de ball-trap, difficile de rester indifférents face à cette accumulation. Car derrière ces fichiers, il ne s’agit pas seulement de données administratives. Il s’agit d’informations permettant d’identifier précisément des détenteurs d’armes, leur localisation et, dans le cas du SIA, les armes en leur possession. La trentaine de cambriolages évoquée aujourd’hui ne fait que renforcer une inquiétude déjà bien présente chez les personnes concernées. Une inquiétude d’autant plus légitime que les faits semble désormais dépasser les premiers cas que l’on croyait isolés.

Vigilance maximale

Face à cette situation, les autorités rappellent les règles de base. Les forces de l’ordre ne se présentent pas à domicile sans avertissement préalable, généralement par courrier officiel. Toute démarche inhabituelle doit immédiatement alerter. Mais au-delà de ces recommandations, c’est bien la question de la sécurisation des données qui est posée. Car une fois que les informations circulent, il est déjà trop tard et la réticence dont avaient fait preuve beaucoup de chasseurs avant de se résoudre à créer leur compte et leur râtelier numérique dans le SIA prend désormais tout son sens.

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Une réponse à “Piratages des données liées aux armes: l’État reconnait déjà près d’une trentaine de cambriolage !”

  1. Navarro Thierry

    Bonjour
    Ça donne des conseils,ca crée de nouvelles règles ,beaucoup de paperasseries.
    Et au final ,c est incapable d assurer la sécurité

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