En Mayenne, les forestiers privés tirent la sonnette d’alarme. Derrière des images parfois idéalisées de nature abondante, la réalité est tout autre : la surpopulation de grand gibier met directement en péril la régénération des forêts. Et une fois encore, ce sont les chasseurs qui apparaissent comme les acteurs indispensables pour rétablir l’équilibre.
Une pression croissante sur les jeunes pousses
Cerfs, chevreuils, sangliers… Leur présence excessive n’est pas sans conséquence. Les jeunes pousses, essentielles au renouvellement forestier, subissent une pression constante. Dégâts répétés par abroutissement : dans certaines zones, la régénération naturelle devient tout simplement impossible. Serge de Poix, président de la fédération des forestiers privés en Mayenne (Fransylva), n’a pas caché pas son inquiétude dans les colonnes de nos confrères de France Bleu. Il évoque une situation qui peut rapidement devenir critique si rien n’est fait. Derrière la beauté d’un chevreuil observé en lisière, se cache une réalité bien moins idyllique pour les propriétaires forestiers.
La chasse comme outil de régulation indispensable
Face à cette situation, une évidence s’impose : la régulation des populations est incontournable. Et cette mission repose en grande partie sur les chasseurs. Dans le département, plus de 6 000 sangliers ont été prélevés cette année, preuve concrète de l’engagement du monde cynégétique. Un travail de terrain essentiel pour limiter les déséquilibres. Pour les forestiers, la collaboration avec les chasseurs n’est pas une option, mais une nécessité. L’objectif est clair : ajuster les populations de gibier à la capacité d’accueil des milieux, afin de préserver durablement les forêts.
Trouver le juste équilibre
Toute la problématique repose sur cette notion d’équilibre. Trop peu de gibier n’aurait pas de sens, mais une surabondance met en danger l’écosystème lui-même. Certaines zones comme la forêt de Mayenne ou celle de l’Hermet sont particulièrement surveillées. Si la situation reste encore maîtrisée, la vigilance est de mise. Ce constat rappelle une réalité souvent volontairement ignorée par nos détracteurs écologistes : sans régulation efficace, la forêt recule. Et dans ce rôle, les chasseurs ne sont pas un problème, mais bien une partie essentielle de la solution.












Laisser un commentaire