Aveyron : la première caille baguée de la saison 2026

Baguage caille des blés FDC 12

En Aveyron, la saison de suivi scientifique de la caille des blés est officiellement lancée. La Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron (FDC 12) a annoncé lundi avoir procédé au baguage de la première caille de l’année 2026 dans le cadre du programme national CYNOBS piloté par Office Français de la Biodiversité. L’oiseau, un mâle, a été capturé sur le secteur de Mostuéjouls avant d’être mesuré, bagué puis relâché dans son milieu naturel.

Un suivi scientifique précieux

Souvent discrète et difficile à observer, la caille des blés fait depuis plusieurs années l’objet d’un suivi attentif de la part des fédérations de chasse et des organismes scientifiques. Le principe du baguage reste simple : attribuer à chaque oiseau un identifiant unique permettant de suivre ses déplacements au fil du temps. Si l’animal est repris ou retrouvé plus tard, les données récoltées permettent d’en apprendre davantage sur les migrations, les zones de reproduction ou encore l’évolution des populations. Dans le cadre du programme CYNOBS, les techniciens cynégétiques réalisent également différentes mesures biométriques : poids, taille, état général ou développement de l’oiseau sont relevés avant sa remise en liberté.

Une capture très encadrée

La capture des cailles repose sur une méthode bien connue des spécialistes. Afin d’attirer les mâles, les techniciens diffusent un enregistrement imitant le chant d’une femelle. En pleine période de reproduction, les mâles, particulièrement territoriaux, s’approchent rapidement de la source sonore. Un grand filet est alors déployé au sol pour permettre la capture de l’oiseau sans le blesser. Quelques minutes plus tard, après les relevés scientifiques et la pose de la bague, la caille est relâchée immédiatement.

Une espèce devenue plus rare dans de nombreux territoires

Autrefois abondante dans de nombreuses plaines agricoles françaises, la caille des blés s’est raréfiée dans plusieurs départements où elle était pourtant très présente il y a encore quelques décennies. Modification des pratiques agricoles, disparition progressive de certains habitats favorables, fauches précoces ou encore évolution des paysages ruraux figurent parmi les facteurs régulièrement avancés pour expliquer ce recul. Dans certains territoires du Sud-Ouest ou des grandes plaines céréalières, les anciens évoquent encore ces périodes où les cailles « chantaient partout » au printemps et en été. Aujourd’hui, leur présence apparaît souvent plus localisée et irrégulière selon les années.

Des données utiles pour la gestion de l’espèce

Pour les gestionnaires de territoires, ces opérations de baguage constituent un outil précieux. Elles permettent non seulement d’améliorer les connaissances scientifiques sur l’espèce, mais aussi d’adapter les mesures de gestion et les prélèvements lorsque cela s’avère nécessaire. Une démarche de suivi de long terme qui illustre une nouvelle fois le rôle des fédérations départementales dans la connaissance et la gestion concrète de la faune sauvage dans son milieu naturel.

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