Dans le Cher: près de 20 000 ragondins régulés chaque année

Ragondins

Dans le Cher, la lutte contre le ragondin reste une mission de terrain permanente pour les chasseurs et les piégeurs. Classé ESOD, ce rongeur invasif originaire d’Amérique du Sud continue de proliférer dans les zones humides, au point de nécessiter une régulation constante afin de limiter ses conséquences sur les cours d’eau, les berges et les exploitations agricoles.

Un hôte envahissant qui génère des dégâts

Rivières, fossés, étangs ou marais : le ragondin, initialement importé sur notre continent lorsque sa fourrure était à la mode, s’est durablement installé dans de nombreux secteurs du département. Derrière son apparence parfois jugée sympathique par le grand public, l’animal occasionne pourtant d’importants dégâts. En creusant des galeries dans les berges, il fragilise les ouvrages hydrauliques, accélère l’érosion et contribue à la dégradation des milieux aquatiques.

Une mobilisation permanente des chasseurs et piégeurs

Face à cette prolifération, la régulation s’organise tout au long de l’année dans un cadre réglementaire strict. Les piégeurs agréés interviennent notamment à proximité des cours d’eau et des zones sensibles, tandis que les chasseurs participent également aux prélèvements par le tir lorsque les conditions le permettent. Selon les chiffres relayés par la Fédération départementale des chasseurs du Cher, environ 9 400 ragondins sont capturés chaque année par piégeage. À cela s’ajoutent plus de 10 000 animaux prélevés par le tir. Au total, près de 20 000 ragondins sont ainsi régulés chaque année dans le département.

Des dégâts bien réels sur le terrain

Pour les acteurs ruraux, cette pression constante reste indispensable afin d’éviter une explosion des populations. Car au-delà des atteintes aux berges et aux milieux humides, le ragondin peut également provoquer des dégâts dans certaines cultures et compliquer l’entretien des réseaux hydrauliques. Cette régulation discrète mais continue illustre aussi le rôle quotidien joué par les chasseurs et les piégeurs dans la gestion des espèces invasives, loin des clichés souvent véhiculés, par de soi-disant défenseurs de la nature qui en ignore le fonctionnement de l’équilibre, sur ces missions de terrain pourtant essentielles à l’équilibre des territoires ruraux.

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