Dans le département du Nord, la préparation de la prochaine campagne du Plan de Gestion Cynégétique Approuvé (PGCA) « Lièvre » mobilise actuellement les acteurs locaux. Avec des indices d’abondance en progression, la Fédération des chasseurs souligne l’efficacité d’une gestion rigoureuse et collective de l’espèce.
Une mobilisation des acteurs de terrain à l’échelle du département
Partout dans le département, les commissions communales sont à pied d’œuvre. Objectif : préparer la prochaine campagne du PGCA « Lièvre » et définir les attributions de bracelets pour chaque territoire. Ces réunions rassemblent élus, techniciens de la fédération et représentants locaux des chasseurs, tous impliqués dans une même logique : adapter les prélèvements à l’état réel des populations. Ce travail de concertation, souvent discret, constitue pourtant la base d’une gestion cohérente et efficace du lièvre.
Des indicateurs au vert
Le signal est encourageant. Les indices kilométriques d’abondance (IKA), qui permettent d’évaluer les populations, sont en hausse à l’échelle départementale. Ils passent de 7,75 à 9,5, confirmant une dynamique positive pour l’espèce dans le Nord. Une évolution qui ne doit rien au hasard. Elle traduit directement les efforts consentis depuis plusieurs années : limitation des prélèvements, adaptation des pratiques et suivi régulier des populations.
Une gestion raisonnée qui porte ses fruits
Cette progression valide le principe même du PGCA, outil réglementaire qui encadre la gestion des espèces en fixant notamment des quotas de prélèvement adaptés. Dans le cas du lièvre, espèce sensible aux variations de milieu et à la pression de chasse, cette approche prudente s’avère essentielle. La fédération met en avant la responsabilité des chasseurs, qui ont su faire preuve de retenue ces dernières saisons pour permettre aux populations de se reconstituer.
Un dispositif prolongé pour affiner la gestion
Autre élément important : le PGCA « Lièvre » est prorogé d’un an. Cette prolongation doit permettre d’affiner encore les orientations de gestion, en poursuivant les suivis et en intégrant les retours du terrain. Elle offre aussi le temps nécessaire pour ajuster les décisions aux réalités locales, toujours en lien avec les gestionnaires de territoires.
Une logique de gestion durable
Au-delà des chiffres, cette démarche illustre une réalité souvent méconnue : la gestion des espèces repose sur un travail collectif de longue haleine. Suivis de population, concertation locale, adaptation des prélèvements… autant d’actions menées sur le terrain pour concilier pratique de la chasse et préservation de l’espèce. Dans le Nord, les résultats observés sur le lièvre viennent rappeler que, lorsqu’elle est encadrée et réfléchie, cette gestion porte toujours ses fruits sur la durée.












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