Dans la Sarthe, les chasseurs lancent un appel aux agriculteurs, propriétaires et gestionnaires de terrains afin de préserver la reproduction du petit gibier en pleine période des naissances et des couvaisons. La Fédération Départementale des Chasseurs de la Sarthe ainsi que l’Association départementale des chasseurs de petit gibier invitent en effet à retarder autant que possible les opérations de broyage et de fauche sur certaines parcelles enherbées particulièrement sensibles pour la faune sauvage.
Une période cruciale pour la reproduction
Les mois de mai et juin correspondent au pic de reproduction de nombreuses espèces de petit gibier présentes dans les plaines et les zones bocagères. Perdrix grises, faisans, canards sauvages mais aussi lièvres ou de nombreux passereaux utilisent les bandes enherbées, jachères, friches et bordures de mares comme refuges naturels pour nicher ou mettre bas. Or, les travaux de broyage réalisés trop précocement peuvent détruire nichées et portées en quelques minutes seulement. Les chasseurs sarthois demandent donc de reporter au maximum, idéalement jusqu’au 1er juillet, la fauche des refus de prairie, des coins de parcelles, des bandes enherbées, des bordures d’étangs ou encore des petites friches souvent riches en biodiversité.
Une avancée obtenue auprès de la préfecture
Cette année, la fédération des chasseurs de la Sarthe se félicite également d’avoir obtenu une évolution importante concernant les jachères déclarées. Suite à une demande portée par la FDC, la période d’interdiction de broyage des parcelles et bandes enherbées concernées par un arrêté préfectoral a été avancée au 1er mai dans le département. Cette interdiction se prolongera jusqu’au 9 juin. Une décision saluée par les chasseurs, qui rappellent que cette période correspond précisément aux éclosions et mises bas de nombreuses espèces fréquentant ces milieux.
Des refuges devenus essentiels pour la faune
Dans des territoires agricoles souvent marqués par l’intensification des pratiques et la raréfaction des zones refuges, ces micro-parcelles jouent aujourd’hui un rôle fondamental pour la petite faune sauvage. Quelques mètres de friche, une bande herbeuse ou une bordure humide peuvent parfois permettre à toute une nichée de faisandeaux ou de perdreaux de survivre. Les chasseurs rappellent d’ailleurs que ces démarches de bon sens reposent avant tout sur la concertation avec les exploitants agricoles et les propriétaires, très souvent sensibles eux aussi à la préservation de la biodiversité ordinaire.
Les chasseurs toujours mobilisés pour le petit gibier
Au-delà de la chasse elle-même, les fédérations départementales multiplient depuis plusieurs années les actions de gestion en faveur du petit gibier : plantations de haies, création de jachères faunistiques, entretien des points d’eau, limitation des prédateurs ou encore sensibilisation des agriculteurs aux périodes sensibles de reproduction. Autant d’actions essentielles pour maintenir des populations de petit gibier sauvage dans des territoires agricoles où les équilibres restent particulièrement fragiles.












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