Après plusieurs décès de chiens de chasse recensés ces derniers mois en France, une campagne de vaccination contre la maladie d’Aujeszky est lancée dans l’Oise. Destinée aux chiens utilisés à la chasse du sanglier, cette initiative vise à mieux protéger des auxiliaires précieux face à une maladie contre laquelle il n’existe aucun traitement une fois l’infection déclarée.
Une maladie qui frappe les chiens de chasse au sanglier
La maladie d’Aujeszky reste l’une des craintes majeures des conducteurs de meutes de chiens courants. Le virus est principalement transmis lors d’un contact direct avec un sanglier infecté, le plus souvent à l’occasion d’une morsure ou lorsque le chien mord lui-même l’animal au cours de la menée, d’un ferme ou à la mort. Pour les chiens, les conséquences peuvent être dramatiques. Dès l’apparition des premiers symptômes (démangeaisons intenses, troubles neurologiques, agitation), l’issue est malheureusement presque toujours fatale en moins de 48 heures. À ce jour, aucun traitement curatif n’existe.
Une campagne de vaccination dès le 2 juillet
Pour tenter de réduire ce risque, la clinique vétérinaire de Songeons organise une campagne de vaccination dont la première injection est programmée ce jeudi 2 juillet, exclusivement sur rendez-vous. Quelques doses restent encore disponibles pour les chasseurs souhaitant protéger leurs chiens. Le protocole vaccinal repose sur plusieurs injections espacées de quelques semaines. S’il ne garantit pas une protection absolue, il permet de réduire significativement le risque de développer la maladie et la gravité de l’infection, ce qui explique l’intérêt grandissant qu’il suscite chez les conducteurs de chiens créancés au sanglier.
Une seconde campagne portée par la Fédération des chasseurs
La Fédération départementale des chasseurs de l’Oise annonce également l’organisation d’une nouvelle campagne à partir du début du mois d’août à la Maison de la Chasse et de la Nature. Réservée aux chasseurs du département, elle sera proposée à un tarif préférentiel. Face à la multiplication des cas observés ces dernières saisons, cette initiative pourrait inspirer d’autres fédérations. Pour de nombreux chasseurs de grand gibier, la vaccination apparaît désormais comme l’un des rares moyens de limiter les conséquences d’une maladie qui, une fois déclarée, ne laisse aucune chance aux chiens atteints.












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