Loup en Europe: 40 ONG écolos réclament purement et simplement un arrêt total des tirs !

Loup gris

Alors que l’Union européenne a amorcé un assouplissement du statut de protection du loup, plus de 40 ONG écologistes, dont évidemment FERUS, One Voice et l’ASPAS, pour la France, montent au créneau. Dans un communiqué publié à Bruxelles, elles dénoncent une décision “antiscientifique” et réclament ni plus ni moins qu’un moratoire total sur les tirs. Mais au-delà des mots, ce sont surtout les objectifs avancés qui interrogent. Car pour ces organisations, les quelques 20 000 loups actuellement présents en Europe seraient en nombre insuffisants… Elles évoquent un “potentiel écologique” dépassant les… 200 000 individus ! Un chiffre qui, à lui seul, donne la mesure du décalage avec la réalité du terrain.

Un discours hors-sol face aux réalités rurales

En France, la population de loups est estimée à un peu plus de 1 000 individus. Un niveau déjà suffisant pour provoquer des dégâts considérables. L’an dernier, ce sont environ 4 500 attaques sur des troupeaux qui ont été recensées, pour plus de 13 000 animaux tués ou blessés, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. Et cela avec une population officiellement estimée autour de 1 100 loups. Dès lors, la question se pose : que se passerait-il si l’on suivait la logique de ces ONG ? Multiplier par dix les effectifs reviendrait mécaniquement à multiplier la pression sur l’élevage, sans parler des dégâts sur la faune sauvage des grands ongulés. Autrement dit, condamner à terme une grande partie du pastoralisme en plein air. Car derrière les discours théoriques, il y a une réalité simple : un troupeau ne peut pas coexister indéfiniment avec une pression prédatrice constante sans conséquences.

Vers la fin de l’élevage en plein air ?

Les associations appellent à privilégier les moyens de protection : clôtures, chiens, gardiennage. Des solutions déjà largement déployées… mais qui montrent leurs limites sur le terrain. Dans certaines zones, malgré la présence de chiens de protection et de dispositifs renforcés, les attaques continuent. À mesure que la pression du loup augmente, une bascule s’opère : celle d’un élevage contraint de se replier vers des systèmes fermés. Une évolution qui pose une question de fond : est-ce réellement le modèle agricole que souhaitent promouvoir ces mêmes organisations ?

Un risque croissant pour les activités humaines

Au-delà de l’élevage, c’est plus largement la cohabitation avec l’homme qui est en jeu. L’expansion continue du loup sur l’ensemble du territoire national, y compris dans des zones densément peuplées, n’est plus une hypothèse. Elle est déjà en cours. Nous le relations récemment avec l’attaque d’une femme en plein Hambourg, et la multiplication des attaques sur le continent, un fait qui rappelle que le risque n’est pas qu’une abstraction. Sans sombrer dans l’alarmisme, nier cette réalité serait une erreur.

La vision idéologique

Les ONG dénoncent une décision “politique”. Mais leur propre position n’échappe pas à cette critique. Réclamer un “quota zéro” d’abattage, tout en appelant à une population dix fois supérieure à celle d’aujourd’hui, revient à ignorer volontairement les équilibres déjà fragiles entre faune sauvage, élevage et activités humaines. D’autant que les chasseurs sont des observateurs directs de cette évolution, aux côtés des éleveurs en première ligne. Dans ce dossier, une chose est certaine : la question du loup ne peut pas être traitée uniquement depuis Bruxelles ou derrière un écran. Elle se vit, chaque jour, sur le terrain. Et c’est là que se mesure la réalité des choix.

Partager cet article


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Depuis la proposition de loi du sénateur Patrick Chaize visant à « améliorer la sécurité à la chasse », le...

Découvrez d'autres articles

Retour en haut