Police de l’environnement : le directeur général de l’OFB défend le maintien de la police de la chasse au sein de l’établissement

Contrôle filmé OFB

Une proposition de loi déposée au Sénat le 20 mai 2026 prévoit de transférer la police de l’environnement de l’Office français de la biodiversité vers les services de l’État, notamment la gendarmerie. Interrogé sur ce texte par la rédaction, Olivier Thibault, directeur de l’OFB, défend l’organisation actuelle et estime que la France aura toujours besoin d’une police de la chasse présente dans les territoires.

Une proposition de loi déposée au Sénat

Le débat sur l’organisation de la police de l’environnement a été relancé au printemps 2026 avec le dépôt, le 20 mai, d’une proposition de loi au Sénat prévoyant notamment de transférer ces missions de l’OFB vers les services de l’État. Le texte envisage notamment de confier à la gendarmerie certaines missions de police judiciaire relatives à l’eau, aux espaces naturels, aux espèces, à la chasse et à la pêche.

Olivier Thibault défend le fonctionnement actuel de l’OFB

Interrogé sur cette proposition, Olivier Thibault défend pour sa part le fonctionnement actuel de l’établissement. « On a besoin d’un office qui fait de la police de l’environnement et de la police de la chasse », estime le directeur général de l’OFB. Selon lui, les analyses techniques menées sur l’organisation actuelle montrent que celle-ci fonctionne et permettent de défendre le maintien de ces compétences au sein du même établissement.

Une critique qui remonte à la création de l’OFB

Le débat sur la place de la police de l’environnement au sein de l’OFB n’est pas nouveau. L’établissement a été créé en 2020 par le rapprochement de l’Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Depuis cette création, l’organisation de la police constitue régulièrement un sujet de discussion. Olivier Thibault rappelle que les critiques visant ce modèle sont donc antérieures à la proposition de loi actuellement examinée.

Distinguer le débat sur l’organisation de la police

Pour le directeur général de l’OFB, la question des moyens de police reste néanmoins posée. « Quel que soit le gouvernement, il y aura quand même besoin d’un peu plus de police de la chasse », souligne-t-il. Une manière de distinguer le débat sur l’organisation de la police de celui portant sur les moyens humains nécessaires pour assurer les contrôles dans les territoires.

L’OFB attend désormais les prochains arbitrages

La proposition de loi doit désormais poursuivre son parcours parlementaire. Pour Olivier Thibault, l’enjeu est donc aussi de savoir quelle organisation sera finalement retenue et avec quels moyens. Le directeur général de l’OFB maintient de son côté sa position en faveur d’un établissement conservant à la fois ses missions de police de l’environnement et de police de la chasse.

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Né en 2005, Liluan Sérazin est originaire de Loire-Atlantique, au cœur de la Brière. Fraîchement diplômé du Centre Nantais de Journalisme, il a collaboré avec des médias du groupe actu.fr et plus récemment avec Presse Océan. Chasseur passionné depuis tout petit, c’est le petit gibier à plume qui l’intéresse, notamment le gibier d’eau, le pigeon à l’affût et la bécasse, qu’il traque avec ses deux springers spaniels. Il va mettre ses connaissances cynégétique au service de So Chasse en tant que rédacteur.

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