À l’heure où les critiques pleuvent régulièrement sur le monde cynégétique, certaines actions de terrain restent largement méconnues. Dans le Jura, la fédération départementale des chasseurs mène depuis plusieurs années un travail de fond sur les milieux naturels, avec des résultats concrets : 16 kilomètres de haies plantés et 125 mares restaurées ou créées depuis 2020.
Un engagement ancien sur les habitats
À l’occasion de son assemblée générale organisée à Montmorot, la fédération départementale des chasseurs du Jura a mis en lumière une facette souvent ignorée de ses missions : la gestion et la restauration des habitats. Depuis la fin des années 1990, la structure intervient directement sur le terrain, notamment par l’acquisition ou la gestion de milieux naturels. Aujourd’hui, ce sont plus de 35 sites qui sont suivis, pour une surface dépassant les 800 hectares. Objectif affiché : redonner une fonctionnalité écologique à des espaces parfois fortement dégradés, tout en maintenant les activités humaines. Une approche pragmatique, bien loin des postures idéologiques, qui consiste à concilier usages et gestion durable.
Haies, mares : des aménagements utiles au territoire
Le travail mené s’appuie en grande partie sur la restauration des milieux humides, longtemps délaissés voire asséchés. Un paradoxe, alors même que ces zones jouent un rôle clé dans le stockage de l’eau, notamment en période de sécheresse. Avec l’appui de partenaires comme l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, la fédération a pu accélérer ses actions. Résultat : depuis 2020, 16 kilomètres de haies ont été plantés et 125 mares ont été restaurées ou créées. Des aménagements qui profitent directement à la petite faune, au gibier, mais aussi à l’ensemble des espèces présentes sur ces territoires.
Une gestion collective du territoire
Au-delà des chiffres, c’est aussi une méthode qui est mise en avant. Les projets sont menés en associant élus, agriculteurs, forestiers et chasseurs, avec une volonté claire : travailler ensemble plutôt que s’opposer. Cette approche permet de dépasser les clivages habituels et de faire émerger des projets concrets, portés localement. Preuve que, sur le terrain, la gestion de la biodiversité ne se décrète pas depuis un bureau, mais se construit au quotidien.
Des actions concrètes, loin des discours
Dans un contexte où les débats autour de la chasse sont souvent caricaturaux, ces initiatives rappellent une réalité simple : les chasseurs sont avant tout des acteurs de terrain, impliqués dans l’entretien et la gestion des milieux. Et dans le Jura comme ailleurs, ce sont bien ces actions concrètes, haies, mares, gestion des habitats, qui participent directement à l’équilibre des écosystèmes.












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