Quelques jours après l’interview accordée à So Chasse par Yvan Pham, président du SNAFAM, c’est au tour de Willy Schraen de réagir officiellement au vote des États membres de l’Union européenne sur le projet REACH. Pour le président de la Fédération nationale des chasseurs, le report à sept ans de l’interdiction de la grenaille de plomb constitue une victoire obtenue grâce à la mobilisation de toute la filière cynégétique et industrielle.
Une décision déjà saluée par la SNAFAM
Dans notre entretien publié le 26 juin dernier, Yvan Pham expliquait que l’allongement du délai de transition représentait une nécessité industrielle afin de laisser aux fabricants le temps de développer des alternatives fiables, tout en réduisant leur dépendance vis-à-vis des approvisionnements étrangers. Le vote intervenu la veille au sein du comité REACH confirme cette évolution. Les États membres ont validé un délai de sept ans avant l’interdiction de la grenaille de plomb, alors que la Commission européenne envisageait initialement une application dès dix-huit mois. Ils ont également confirmé le retrait des balles de chasse du champ d’application du projet. Une décision que la Fédération nationale des chasseurs accueille avec satisfaction.
Une victoire obtenue grâce à la mobilisation de toute la filière
Pour la FNC, cette évolution est le résultat de plusieurs mois de travail mené conjointement par les représentants des chasseurs, les industriels de la munition, les armuriers, la FACE et plusieurs États membres, dont la France. Dans son communiqué, la fédération estime que la Commission européenne avait initialement sous-estimé les réalités industrielles, économiques et techniques auxquelles sont confrontés les fabricants comme les chasseurs. Le passage successif d’un délai de dix-huit mois à trois ans, puis cinq ans, avant d’aboutir à sept années de transition, est présenté comme la preuve que les arguments de terrain ont fini par être entendus à Bruxelles.
Willy Schraen salue la position de la France
Le président de la FNC insiste également sur le rôle joué par les autorités françaises dans ce dossier. « Le vote du 25 juin marque une avancée majeure. Le report à 7 ans de l’interdiction de la grenaille de plomb et le retrait des balles de chasse du projet européen démontrent qu’un dialogue fondé sur les réalités scientifiques, industrielles et de terrain peut faire reculer une approche européenne déconnectée du réel. ». Willy Schraen remercie notamment le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, dont la prise de position en faveur d’un moratoire de huit ans aurait, selon lui, contribué à faire évoluer les discussions au niveau européen. La FNC adresse également ses remerciements à la FACE, qui a assuré la défense des intérêts des chasseurs européens tout au long des négociations.
La vigilance reste de mise jusqu’au texte définitif
Si cette étape constitue une avancée importante, la Fédération nationale des chasseurs rappelle que le règlement européen n’est pas encore définitivement adopté. Comme l’expliquait déjà Yvan Pham dans les colonnes de So Chasse, les sept années obtenues doivent désormais permettre aux industriels de développer des solutions de substitution réellement performantes, compatibles avec les armes existantes et capables de répondre aux exigences balistiques des chasseurs. La question des fusils anciens, des approvisionnements en composants ou encore de la disponibilité de munitions alternatives reste au cœur des préoccupations de la filière. Pour la FNC, la mobilisation ne s’arrête donc pas avec ce vote. L’objectif est désormais de veiller à ce que le texte définitif garantisse une transition techniquement réaliste, économiquement soutenable et compatible avec les pratiques de terrain.












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