Marseille : une battue administrative aux sangliers organisée dans un parc urbain

Battue administrative Marseille

Mardi dernier, une battue administrative a été menée dans le parc Athéna, dans le 13e arrondissement de Marseille. Une opération décidée par la préfecture des Bouches-du-Rhône afin de limiter la présence de sangliers dans cet espace vert très fréquenté par les familles. Quatre animaux ont été prélevés. Un épisode qui illustre une nouvelle fois l’expansion du sanglier jusque dans les zones urbaines.

Des sangliers de plus en plus présents en ville

Les habitants du secteur y sont désormais habitués. Au fil des années, les observations de sangliers se sont multipliées dans plusieurs quartiers de Marseille, notamment à proximité des espaces verts, des friches et des massifs qui entourent la cité phocéenne. Le parc Athéna n’échappe pas à cette réalité. Situé à proximité du massif de l’Étoile, il offre aux animaux un environnement favorable avec de la végétation, de la tranquillité et surtout un point d’eau particulièrement apprécié lors des fortes chaleurs estivales. Face à cette présence régulière et à la fréquentation importante du site par les promeneurs, la préfecture des Bouches-du-Rhône a décidé d’organiser une battue administrative mardi matin.

Quatre laies prélevées

L’opération, menée sous contrôle préfectoral, a mobilisé 25 chasseurs encadrés par le corps des louvetiers des Bouches-du-Rhône et nécessité la fermeture temporaire du parc pendant près de trois heures. Selon les informations communiquées par la préfecture, quatre laies pesant entre 18 et 60 kilos ont été prélevées au cours de cette intervention. Pour les autorités, l’objectif était avant tout de prévenir les risques de collision ou d’accident avec le public dans un secteur particulièrement fréquenté par les familles, les sportifs et les promeneurs.

Un débat qui revient à chaque intervention

Comme souvent lorsqu’une opération de régulation est menée en milieu urbain, les réactions des habitants sont partagées. Certains riverains estiment que la présence croissante des sangliers devient problématique et qu’il est nécessaire d’agir avant qu’un accident ne survienne. D’autres auraient préféré des solutions alternatives comme la capture, le déplacement ou la stérilisation des animaux. Des propositions régulièrement avancées mais dont la mise en œuvre se heurte à de nombreuses difficultés techniques, logistiques et financières. Capturer des sangliers en zone urbaine, les anesthésier puis les relâcher ailleurs ne fait souvent que déplacer le problème vers d’autres territoires déjà confrontés à la présence de l’espèce.

Le sanglier profite de l’évolution du climat

Cette situation observée à Marseille n’a rien d’isolé. Partout en France, les sangliers gagnent du terrain et s’installent de plus en plus près des habitations. Les hivers plus doux liés au réchauffement climatique favorisent la survie des jeunes animaux et augmentent les capacités de reproduction de l’espèce. Dans le même temps, les villes offrent une nourriture abondante, des points d’eau permanents et parfois une relative tranquillité face à la pression de chasse. Résultat : de Marseille à Nice, de Toulouse à Perpignan, mais aussi dans de nombreuses agglomérations d’Île-de-France ou du Grand Est, les incursions de sangliers en milieu urbain deviennent de plus en plus fréquentes.

Une gestion devenue indispensable

Si aucune nouvelle battue n’est actuellement annoncée dans le secteur du parc Athéna, cette intervention rappelle une réalité que les chasseurs et les gestionnaires de la faune sauvage connaissent bien : lorsque les populations de sangliers atteignent des densités importantes à proximité des zones habitées, la régulation devient souvent la seule solution immédiatement efficace pour garantir la sécurité du public. Un sujet qui risque de prendre encore davantage d’importance dans les années à venir à mesure que le sanglier poursuit son expansion sur l’ensemble du territoire national.

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