Elle ne se présente ni comme une chasseuse aguerrie, ni comme une influenceuse au discours calibré. Sur Instagram, Amélie, plus connue sous le nom de Motomelie, partage simplement ce qui la fait vibrer : les chemins de Sologne, les balades à moto avec son fidèle chien Volt, les levers et couchers de soleil, la nature et les journées passées aux côtés des chasseurs de sa famille. Un univers authentique qui séduit des milliers d’amoureux d’aventure et de grands espaces (plus de 40 000 abonnés en un an). À une époque où la chasse souffre souvent d’une image caricaturale, son regard sincère et positif offre une autre facette de cet univers. Avant son grand départ pour l’Irlande, So Chasse est allé à sa rencontre.
So Chasse : Comment est née l’aventure Motomelie ?
Amélie : C’est complètement arrivé par hasard. J’avais fait une petite vidéo de six secondes avec mon frère. Lui était en quad, moi sur ma moto, juste avant un coucher de soleil. Je l’ai publiée sans réfléchir et elle a dépassé le million de vues. Je suis partie de rien et je me suis dit que j’allais continuer à partager ces moments qui me rendent heureuse.

So Chasse : Votre compte donne vraiment envie de partir avec vous sur les chemins de Sologne…
Amélie : C’est exactement ce que j’aimerais transmettre. Je montre simplement ce que j’aime. Je ne cherche pas à construire un personnage. Je suis née en Sologne, j’y ai grandi et, même si je travaille actuellement à Paris, je rentre tous les week-ends. La Sologne, c’est chez moi.
So Chasse : La moto est une passion de toujours ?
Amélie : Oui. Dès que j’ai su marcher, mon père nous a installés, mon frère et moi, sur une petite Piwi. Je garde des souvenirs incroyables de ces premières sorties. C’est vraiment une passion familiale qui m’accompagne depuis toute petite.

So Chasse : Qu’est-ce que vous ressentez lorsque vous partez rouler ?
Amélie : Avant tout, de la liberté. Avec une moto d’enduro, on peut aller partout. Traverser un chemin, un fossé, découvrir des endroits magnifiques… C’est cette sensation d’évasion qui me plaît énormément.
So Chasse : Et puis il y a Volt, votre compagnon à quatre pattes devenu une véritable vedette
Amélie : Oui, Volt fait partie de l’aventure. Quand il fait trop chaud, il monte avec moi sur la moto. Sinon, il court à côté. Au début, il avait peur du bruit du moteur. Je l’ai habitué progressivement avec une petite moto avant de passer à la KTM. Aujourd’hui, dès qu’il me voit préparer la moto, il veut absolument venir.

So Chasse : Même si vous n’avez pas encore le permis de chasser, la chasse fait clairement partie de votre univers
Amélie : Oui, complètement. J’accompagne mon père, mon frère et des amis. J’adore être avec eux. Ce que j’aime, c’est l’ambiance, les moments passés ensemble, la nature. C’est difficile d’expliquer précisément pourquoi j’aime ça, c’est vraiment un ensemble. Et puis j’adore emmener Volt récupérer les canards dans les étangs.
So Chasse : Vous êtes pourtant inscrite au permis depuis deux ans…
Amélie : (rires) Oui… mais je ne m’en suis toujours pas occupée. Il va vraiment falloir que je m’y mette un jour.
So Chasse : Votre univers mêle finalement la moto, la nature et la chasse. C’est une association assez rare
Amélie : C’est vrai, mais pour moi tout est lié. Ce sont les grands espaces, la liberté, les paysages, les animaux… Je ne réfléchis pas en me disant qu’il faut mélanger ces univers. C’est simplement ma vie.
So Chasse : Votre authenticité explique certainement le succès de votre compte.
Amélie : Je pense aussi. Beaucoup de personnes me disent de rester naturelle. Je fais attention à la sécurité, évidemment. Quand certaines vidéos sont tournées sans casque, c’est uniquement sur un terrain privé, chez moi, dans des conditions parfaitement maîtrisées. Mais les gens apprécient surtout que je reste moi-même.
So Chasse : Vous avez aussi montré votre attachement au monde agricole
Amélie : Oui. J’avais réalisé une vidéo chez un éleveur pendant la crise sanitaire qui touchait les élevages. C’est quelqu’un que je connais depuis toute petite. Cette situation m’avait vraiment touchée et je voulais simplement montrer ce qu’il vivait.
So Chasse : Vous quittez bientôt votre emploi pour partir six mois en Irlande. Un nouveau défi ?
Amélie : Oui. Je termine actuellement dans l’immobilier et, en septembre, je pars faire du bénévolat dans une ferme en Irlande. Le matin, je travaillerai avec les animaux et les cultures. Les après-midis et les week-ends seront consacrés à la découverte du pays à moto. C’est un projet qui me fait rêver depuis longtemps.
So Chasse : Vous cherchez d’ailleurs une marque de moto pour vous accompagner dans cette aventure
Amélie : Oui, je contacte plusieurs constructeurs pour voir si l’un d’eux souhaite participer au projet. Et si personne ne peut m’accompagner, j’achèterai une moto directement sur place avant de la revendre en repartant. L’objectif reste le même : découvrir l’Irlande en roulant.
So Chasse : Avez-vous déjà imaginé associer davantage votre passion de la moto à la chasse ?
Amélie : Pourquoi pas. Je n’y avais jamais vraiment réfléchi mais il y a beaucoup de points communs entre ces deux univers : la liberté, les grands espaces, la découverte. Ce serait une belle manière de raconter encore d’autres histoires.
So Chasse : Votre succès sur Instagram vous donne-t-il envie d’en faire votre métier ?
Amélie : Pas aujourd’hui. Les réseaux sociaux peuvent s’arrêter du jour au lendemain. J’ai besoin de stabilité. Si un jour cela me permet de compléter une autre activité, pourquoi pas, mais je ne voudrais pas dépendre uniquement des réseaux sociaux. C’est une prise de risque importante.
So Chasse : Finalement, quel message aimeriez-vous transmettre à ceux qui découvrent votre univers ?
Amélie : Qu’il faut profiter des choses simples. Une balade à moto, un coucher de soleil, une sortie avec son chien, une journée passée dans la nature… Ce sont ces moments-là qui me rendent heureuse. Si mes vidéos donnent envie aux gens de sortir, de découvrir la campagne et de profiter de la vie, alors j’ai réussi ce que je voulais partager.












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