Aménagements pour la faune, restauration d’habitats, dialogue avec les autres usagers ou encore valorisation locale de la venaison : partout en France, des chasseurs développent des projets qui dépassent largement le seul exercice de la chasse. Pour les faire connaître et encourager leur développement, la Fondation François Sommer lance son nouveau Prix Chasse durable, doté de 10 000 euros. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août 2026.
Sur le terrain, beaucoup d’initiatives restent discrètes. Une mare restaurée, des haies replantées, une zone laissée en refuge, un projet construit avec des agriculteurs ou des naturalistes, une journée destinée à faire découvrir un territoire aux non-chasseurs… Autant d’actions menées localement qui font rarement parler d’elles au-delà de la commune ou de la société de chasse concernée. C’est précisément à ces projets que la Fondation François Sommer souhaite donner de la visibilité avec la création du Prix Chasse durable François Sommer 2026.
Annoncé officiellement le 12 juin dernier à l’occasion du Game Fair de Lamotte-Beuvron, ce nouveau prix est doté de 10 000 euros. Les chasseurs intéressés disposent désormais d’un mois pour déposer leur dossier, la date limite ayant été fixée au 31 août 2026.
Des projets très différents peuvent concourir
Pas besoin d’avoir lancé un programme spectaculaire ou de disposer de moyens considérables pour présenter une candidature. La Fondation souhaite au contraire faire émerger des initiatives concrètes portées par des chasseurs, individuellement ou collectivement, dès lors qu’elles participent à une pratique plus durable et apportent quelque chose au territoire, à la biodiversité ou à la société.
Le champ est donc volontairement large : aménagements favorables à la faune sauvage, restauration de réservoirs de biodiversité, évolution des modes de chasse, accueil des non-chasseurs, dialogue avec les différents acteurs locaux ou encore développement de circuits de proximité pour mieux valoriser la venaison. Les actions peuvent être déjà achevées ou toujours en cours. Derrière cette diversité, l’idée reste la même : récompenser une chasse capable d’évoluer avec son époque et de démontrer, par des réalisations concrètes, son utilité sur les territoires.
Mettre en avant ce qui se fait réellement sur le terrain
L’intérêt de ce prix réside aussi dans sa volonté de regarder la chasse autrement que sous le seul angle du prélèvement. Toute l’année, des chasseurs entretiennent des territoires, aménagent des habitats, observent les populations animales ou travaillent avec propriétaires, agriculteurs et autres acteurs locaux. Des actions parfois anciennes et parfaitement intégrées à la vie rurale, mais qui restent peu connues du grand public. Dans un contexte où les questions de biodiversité, de partage de la nature et d’acceptation de la chasse prennent une place croissante, la Fondation entend mettre en lumière ces expériences et, pourquoi pas, permettre à certaines d’être reproduites ailleurs.
Un prix dans l’héritage de François et Jacqueline Sommer
Ce nouveau rendez-vous s’inscrit dans le prolongement du livre blanc « Chasse, Nature et Société 2040 » porté par la Fondation et dans l’esprit du Prix des Honneurs de la Chasse Laurent-Perrier. Il renvoie surtout à la vision défendue par François et Jacqueline Sommer, tous deux passionnés de chasse, de faune sauvage et de photographie animalière. Le couple défendait une conception dans laquelle l’homme ne devait pas être simplement spectateur de la nature, mais participer à la conservation des équilibres et à la gestion des milieux. Une philosophie que la Fondation François Sommer poursuit aujourd’hui à travers ses activités consacrées à la recherche scientifique, à la gestion des espaces naturels, au mécénat, à la culture et au dialogue autour de la faune sauvage et de la chasse. Elle est notamment à l’origine du Musée de la Chasse et de la Nature.
Attention, seules les 50 premières candidatures seront étudiées
Les chasseurs intéressés ont donc jusqu’au 31 août 2026 pour déposer leur candidature. Mais mieux vaut ne pas attendre le dernier jour : le jury, composé de personnalités du monde cynégétique, examinera les 50 premières candidatures complètes reçues dans les délais. Pour une association, une société de chasse ou simplement quelques chasseurs qui ont développé une initiative dont ils sont fiers, l’occasion est intéressante. Au-delà des 10 000 euros, ce prix peut surtout permettre de montrer ce qui se fait concrètement dans les territoires. Et parfois, les meilleures idées ne sont pas forcément les plus coûteuses ou les plus spectaculaires. Ce sont simplement celles qui fonctionnent sur le terrain et qui pourraient donner envie à d’autres chasseurs de les reproduire












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