Alors que plusieurs associations réclament des restrictions de la chasse après un été marqué par la sécheresse et les incendies, la Coordination Rurale de Haute-Vienne monte au créneau. Pour le syndicat agricole, réduire aujourd’hui la régulation du grand gibier ferait peser une menace supplémentaire sur des exploitations déjà durement éprouvées.
La CR 87 monte au créneau face aux écolos
À quelques semaines de l’ouverture générale de la chasse, la Coordination Rurale de Haute-Vienne a publié, le 19 août, un communiqué particulièrement ferme. Avec près de 10 000 sangliers prélevés dans le département l’an dernier et des dégâts agricoles dont le coût continue d’augmenter, la CR87 estime qu’une diminution de la pression de chasse aurait des conséquences directes sur les cultures et sur les finances des chasseurs. Elle demande donc au préfet de la Haute-Vienne de rejeter les demandes de suspension ou de report formulées notamment par l’ASPAS. Nous reproduisons ci-dessous son communiqué dans son intégralité.
Le communiqué de la Coordination Rurale de Haute-Vienne
MOINS DE CHASSE, PLUS DE DÉGÂTS
QUI PAIERA ?
Après un été marqué par les canicules et les incendies, plusieurs associations nationales demandent aux préfets de France, dont celui de la Haute-Vienne, de suspendre les chasses d’été et de reporter l’ouverture générale prévue le 13 septembre.
Les paysans n’ont pas besoin d’un nouveau problème. La sécheresse a mis à mal les rendements de nos céréales et nos maïs n’auront pas les rendements espérés non plus. Si la régulation du gibier est interrompue, ce sont directement les cultures et le travail des paysans qui en subiront les conséquences.
Près de 10 000 sangliers ont été prélevés en Haute-Vienne l’an dernier, et si la pression n’est pas maintenue, ils vont saccager encore plus toutes les cultures du département, et aucun secteur ne sera épargné.
De plus, les maïs ont déjà énormément souffert de la sécheresse cette année. Si, en plus, le peu qui reste à récolter est détruit par le gibier, comment les paysans vont pouvoir nourrir leurs animaux cet hiver ?
Depuis plusieurs années maintenant, l’indemnisation des dégâts de gros gibier versée par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Vienne est en constante augmentation malgré la régulation.
Par conséquent, sur une année de sécheresse sans précédent comme celle-ci, le gibier va se rabattre sur nos cultures et faire encore augmenter la facture. Tout le monde subit : les paysans et les chasseurs !
Anti chasse, anti tout et les associations, notamment l’ASPAS, doivent répondre de leurs actes et prendre leurs responsabilités. On ne peut pas réclamer l’arrêt des tirs d’été, le report de l’ouverture et créer des zones de non-chasse, tout en laissant seuls les chasseurs et les paysans payer les dégâts.
Si ces associations veulent moins de régulation, qu’elles assument aussi les conséquences morales et financières, les paysans n’ont pas à subir les conséquences des élucubrations et du manque de discernement et de lucidité d’une minorité d’individus écolos-bobos.
La CR87 demande au Préfet de la Haute-Vienne de rejeter ces demandes. Les chasseurs sont indispensables aux côtés du monde agricole pour maintenir l’équilibre cynégétique.
Si toutefois, une telle demande dépourvue de bon sens au regard de la situation actuelle venait à voir le jour, les paysans de la CR87 réguleront par eux-mêmes.
Thomas HEGARTY
Président de la Coordination Rurale de la Haute-Vienne












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