La préfecture de la Sarthe a publié, le 29 juillet, la nouvelle carte départementale des « points noirs sangliers ». Pour la saison 2026-2027, 39 communes sont soumises à des obligations renforcées de prélèvement, soit six de plus que l’an dernier. Les chasseurs devront notamment y organiser au moins six battues au cours de la saison.
Six communes supplémentaires classées « points noirs sangliers »
La pression exercée par les sangliers demeure particulièrement forte dans plusieurs secteurs de la Sarthe. Pour tenter de limiter les dégâts agricoles et les risques de collisions routières, la préfecture vient d’actualiser la liste des communes classées comme « points noirs sangliers ». L’arrêté préfectoral publié mercredi 29 juillet en recense désormais 39, contre 33 lors de la saison 2025-2026. La carte fait également apparaître plusieurs communes placées en « alerte sanglier », dans lesquelles l’évolution des populations et des dégâts fera l’objet d’une surveillance particulière.
Six battues au minimum durant la saison
Dans chacune des communes classées en « point noir », les détenteurs du droit de chasse devront organiser au moins six battues au sanglier au cours de la saison 2026-2027. Le calendrier imposé prévoit également deux périodes d’intervention spécifiques. Une première battue devra obligatoirement être organisée entre le 1er août et la date de l’ouverture générale de la chasse. Une autre devra avoir lieu au cours du mois de mars. L’objectif est d’éviter que les prélèvements ne soient concentrés uniquement durant le cœur de la saison, alors que les sangliers peuvent occasionner des dégâts importants dès l’été dans les cultures, puis continuer à se regrouper dans certains territoires à la fin de l’hiver.
Des secteurs particulièrement touchés à l’est du Mans
La carte publiée par les services de l’État montre une forte concentration des communes classées à l’est et au sud-est du Mans. Plusieurs territoires situés autour de Montfort-le-Gesnois, Parigné-l’Évêque, Saint-Mars-la-Brière ou encore Tuffé Val de la Chéronne apparaissent parmi les secteurs nécessitant une pression de chasse renforcée. D’autres points noirs sont cependant répartis dans le sud et le sud-ouest du département, notamment autour de Pontvallain, Aubigné-Racan, Vaas, Thorée-les-Pins ou Savigné-sous-le-Lude. Cette dispersion confirme que la problématique du sanglier ne concerne plus seulement quelques grands massifs forestiers. L’espèce trouve désormais des zones de refuge dans des boisements plus modestes, des friches, des cultures et parfois à proximité immédiate des secteurs urbanisés.

Dégâts agricoles et sécurité routière
Le classement d’une commune en « point noir » repose notamment sur l’importance des dégâts causés aux cultures, la présence régulière de concentrations de sangliers et les difficultés rencontrées pour atteindre les objectifs de prélèvement. Les animaux peuvent également être impliqués dans des accidents de la circulation, notamment lors de leurs déplacements nocturnes entre les zones de remise et les parcelles agricoles. En imposant un nombre minimal de battues, la préfecture entend donc maintenir une mobilisation régulière des chasseurs sur les territoires les plus sensibles. Une mission qui nécessite cependant des moyens humains importants, une coordination entre les sociétés de chasse et l’accès aux différentes parcelles où les animaux peuvent trouver refuge.
Les 39 communes classées « points noirs »
Les communes concernées pour la saison 2026-2027 sont : Ardenay-sur-Mérize, Aubigné-Racan, Avezé, Ballon-Saint-Mars, Beillé, Boëssé-le-Sec, Briosne-lès-Sables, Champagné, Changé, Cherré-Au, Cogners, Coulaines, Courcemont, Fatines, Gréez-sur-Roc, La Bosse, La Chapelle-du-Bois, Le Breil-sur-Mérize, Melleray, Montfort-le-Gesnois, Mulsanne, Parigné-l’Évêque, Pontvallain, Préval, Ruaudin, Saint-Georges-du-Rosay, Saint-Mars-la-Brière, Saint-Pavace, Sargé-lès-le-Mans, Savigné-sous-le-Lude, Soulitré, Surfonds, Thorée-les-Pins, Tuffé Val de la Chéronne, Vaas, Valennes, Vancé, Vouvray-sur-Huisne et Yvré-l’Évêque. Avec six communes supplémentaires placées en « point noir », la nouvelle carte montre que la maîtrise des populations de sangliers reste un enjeu majeur en Sarthe. Les chasseurs seront une nouvelle fois en première ligne pour tenter de réduire les dégâts et contenir l’expansion de l’espèce.












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