Pyrénées-Atlantiques : chasseurs et piégeurs en première ligne sanitaire

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la lutte contre la tuberculose bovine ne repose pas uniquement sur les éleveurs et les services de l’État. Chasseurs et piégeurs bénévoles participent eux aussi activement à la surveillance sanitaire de la faune sauvage, avec un objectif commun : limiter la circulation de la maladie et protéger les exploitations agricoles.

Une maladie toujours bien présente

La tuberculose bovine continue de circuler dans le département et impose une surveillance étroite de plusieurs espèces sauvages susceptibles d’être porteuses de la bactérie. Dans une vidéo consacrée à cette veille sanitaire, la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques rappelle l’importance de la mobilisation de terrain menée aux côtés des agriculteurs et des services de l’État. Les chiffres communiqués témoignent de l’ampleur du travail réalisé. En 2025, près de 1 000 blaireaux ont ainsi été capturés dans les zones infectées. Une centaine se sont révélés positifs à la tuberculose bovine. La surveillance concerne également le sanglier. Sur plus de 150 animaux analysés, dix cas positifs ont été détectés.

Chasseurs et piégeurs mobilisés pour les éleveurs

Cette surveillance serait impossible sans le concours de nombreux bénévoles. Chasseurs et piégeurs participent aux opérations de terrain, aux captures et à la collecte des animaux destinés aux analyses. Un engagement qui dépasse largement la seule gestion cynégétique puisqu’il intervient directement en soutien des éleveurs confrontés au risque sanitaire. La solidarité entre le monde agricole et celui de la chasse prend ici une dimension très concrète. Afin d’accroître encore les capacités d’intervention, plus d’une centaine d’agriculteurs ont par ailleurs été formés au piégeage cette année. Un outil devenu essentiel dans les secteurs où la maladie circule et où la maîtrise des populations animales concernées constitue l’un des leviers de lutte.

Préserver les élevages et les paysages

L’enjeu dépasse d’ailleurs la seule santé animale. Comme le souligne la Fédération départementale des chasseurs, lorsqu’une exploitation disparaît, ce sont aussi des prairies entretenues et des paysages ouverts qui risquent progressivement de disparaître avec elle. La veille sanitaire contribue donc à protéger les troupeaux, mais aussi à maintenir l’activité agricole et l’équilibre de territoires façonnés depuis des générations par l’élevage. À travers leur implication dans la lutte contre la tuberculose bovine, chasseurs et piégeurs démontrent une nouvelle fois que leurs missions dépassent largement le prélèvement du gibier. Sur le terrain, leur connaissance de la faune sauvage, leur disponibilité et leur engagement bénévole constituent aujourd’hui un maillon précieux de la surveillance sanitaire au service des agriculteurs et de l’ensemble du territoire.

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Né en 1973, Frédéric Buszkowski vit en Dordogne. Ancien sous-officier de l'armée de Terre puis technicien supérieur à la SNCF, il est chasseur passionné depuis plus de vingt ans. Sa pratique couvre un large éventail de modes de chasse : le grand gibier en battue et à l'affût, le pigeon ramier en palombière, le petit gibier à plumes, ainsi que la régulation des corvidés. Fort de son expérience de terrain, il met aujourd'hui ses connaissances du monde cynégétique au service de So Chasse en tant que rédacteur, avec une approche à la fois rigoureuse, pratique et ancrée dans les réalités de la chasse française.

Depuis son lancement en 2008, la Browning X-Bolt s’est imposée comme l’une des références du marché des carabines à verrou.

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