Après l’avoir utilisé tout l’été, au stand comme à la chasse, j’ai pu me faire une idée précise du Vanward Hunter génération 2. Impression 3D en titane, 254 grammes, profil particulièrement fin, compatibilité avec les calibres magnum et atténuation sonore efficace : voici mon retour après plusieurs mois d’utilisation.
Un modérateur en titane pensé pour durer
Le Vanward Hunter génération 2 appartient à cette nouvelle génération de modérateurs de son fabriqués en titane par impression 3D. L’intérêt de cette technologie, c’est notamment d’obtenir une pièce qui n’est pas démontable et qui ne demande quasiment aucun entretien. Pendant mon essai, je l’ai utilisé tout l’été sur plusieurs carabines, notamment ma Savage 110 Carbon Predator en .308 et une Savage Impulse en 7 PRC. Au total, il a vu passer plus de 150 balles, en plus des nombreuses manipulations et démontages nécessaires à mes différents essais, sans que je constate de problème particulier. Je me suis contenté de passer régulièrement un écouvillon et de mettre un peu de WD-40. Sur le filetage du canon, je met de la graisse haute température. Le titane apporte aussi un vrai intérêt en matière de poids : avec 254 grammes, le Hunter génération 2 permet de gagner du poids sur une carabine par rapport à des modèles plus lourds.

254 grammes qui se ressentent surtout à l’épaule
Je ne vais pas dire que 100 grammes changent complètement une carabine, mais quand on commence avec une arme légère, chaque gramme compte un peu. Sur ma Savage 110 Carbon Predator, équipée d’une lunette et de ce modérateur, j’étais autour de 4 kilos, ce qui donnait un ensemble que je trouvais très agréable à porter. Je l’ai également monté sur une Savage Impulse en 7 PRC avec un canon plus long. Et là, j’ai vraiment apprécié la différence : avec un modérateur plus lourd, la carabine a tendance à pivoter sur l’épaule à cause du poids situé en hauteur et à l’avant quand on la porte avec une sangle à l’épaule. Avec la Vanward Hunter génération 2, ce phénomène n’a pas disparu, mais il était clairement moins marqué. Au tir, cette légèreté se ressent aussi : l’arme reste vive et suffisamment stable, sans tomber dans le piège de l’ultralight que je trouve parfois difficile à maîtriser, notamment en battue lorsque l’on doit accompagner rapidement un animal.
Un profil très fin qui a son importance
Avec seulement 42 mm de diamètre, le Hunter génération 2 conserve un profil particulièrement fin. C’est un détail qui m’intéresse beaucoup, notamment lorsqu’on monte une optique très basse au-dessus du canon. Avec certaines configurations, un modérateur plus volumineux peut apparaître de manière assez importante dans le champ de vision. Ici, le diamètre contenu limite vraiment ce phénomène. Pour une carabine de battue équipée d’une lunette 1-6×24 montée très près du canon, on ne voit finalement qu’une petite partie du modérateur. En revanche, comme avec tous les modérateurs, une optique thermique permettra de voir apparaître le halo de chaleur une fois que le métal monte en température.

Une efficacité sonore que j’ai vraiment remarquée
C’est probablement le point qui m’a le plus marqué pendant l’essai. J’utilise depuis plusieurs années une de mes carabines et je connais parfaitement son comportement, ses munitions et le bruit qu’elle produit. Or, contrairement à ce qui arrive parfois avec les modérateurs de son, où il est difficile de percevoir une réelle différence à l’oreille, j’ai trouvé que le Hunter génération 2 apportait une atténuation particulièrement nette. Je l’ai utilisé notamment sur ma .308, et le résultat était franchement convaincant. Le modèle étant prévu pour une plage de calibres allant jusqu’aux magnums, il est même plutôt surdimensionné pour un .308, ce qui explique en partie cette sensation d’efficacité. Il apporte également une diminution du recul annoncée autour de 30 %, même si sur une .308 ce n’est évidemment pas ce qui change complètement le comportement de l’arme.
Un modérateur qui refroidit étonnamment vite
C’est une autre caractéristique que j’ai particulièrement appréciée, surtout parce que je fais beaucoup de tests au stand. Lorsque l’on enchaîne les tirs, le mirage provoqué par la chaleur du canon et du modérateur peut rapidement devenir gênant dans la lunette. Le Hunter génération 2 monte lui aussi rapidement en température, mais il dissipe également cette chaleur assez vite. J’ai même pu le démonter après avoir tiré six cartouches sans avoir besoin de gants pour éviter de me brûler. Au stand, j’utilise généralement un petit ventilateur pour limiter le mirage, mais cette capacité à refroidir rapidement reste intéressante. À la chasse, le problème est évidemment beaucoup moins important : à l’affût, je tire rarement plus de quelques balles et, en battue, le mirage n’est pas vraiment un sujet puisque l’on est en mouvement.
Un vrai tout-terrain, du .308 au 7 PRC
J’ai également apprécié sa polyvalence. Je l’ai principalement utilisé sur ma .308 mais j’ai aussi tiré six fois avec le modérateur monté sur ma 7 PRC, alors que ce dernier calibre est évidemment plus exigeant, et le modérateur a parfaitement fait le travail. Vu sa conception et sa robustesse apparente, je n’aurais aucun problème à le monter sur un calibre magnum plus puissant. Ce qui ressort de mon essai, c’est vraiment cette impression d’avoir un produit conçu pour durer. Après un été d’utilisation, plus de 150 tirs, la majorité au stand et quelques uns à l’affût, plusieurs démontages et manipulations, je n’ai constaté ni dégradation ni problème particulier. Je trouve que ça sent le matériel que l’on achète pour le garder longtemps, et pas le produit que l’on va remplacer après quelques saisons.

Un design réussi, mais un petit détail pourrait être amélioré
Esthétiquement, je trouve le Hunter génération 2 plutôt réussi. Son extérieur avec cet effet nid d’abeille lui donne un aspect moderne, mais ce n’est pas uniquement décoratif : cela offre également une bonne prise en main lorsqu’il faut dévisser le modérateur. Si je devais lui trouver un défaut, ce serait davantage du côté de la fixation. J’aurais aimé avoir un système permettant un démontage plus rapide, par exemple un système quart de tour. Ce n’est évidemment pas rédhibitoire, mais après l’avoir utilisé pendant plusieurs mois, c’est la petite amélioration que je verrais bien sur une prochaine génération. L’autre point à prendre en compte reste le prix, que je trouve élevé, même si, après l’avoir réellement utilisé, je considère qu’il est cohérent avec le produit et sa conception.
Celui que je laisserais sur ma .308
Au final, j’ai particulièrement retenu quatre qualités sur ce Hunter génération 2 : son poids, son design, sa capacité à refroidir rapidement et surtout son efficacité en matière d’atténuation sonore. Ce n’est pas un modérateur que j’ai simplement monté quelques jours pour faire un essai : je l’ai utilisé tout l’été, au stand et à la chasse, sur plusieurs armes et avec plusieurs calibres. Et le plus parlant, c’est qu’à la fin du test, je n’avais pas spécialement envie de le rendre. Aujourd’hui, c’est un modèle que je laisserais sans problème à demeure sur ma .308. J’ai utilisé beaucoup de modérateurs de son au fil de mes essais et, très honnêtement, le Vanward Hunter génération 2 fait partie de ceux que je retiens.









