À Beauregard-de-Terrasson, la cabane de la société de chasse a été entièrement détruite par un incendie dans la nuit du 11 au 12 décembre. Vol ou malveillance ciblée ? Les chasseurs s’interrogent, tandis que quarante ans de souvenirs partent en fumée.
Une cabane emblématique réduite en cendres
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la silhouette familière de la cabane de chasse s’est effacée dans les flammes. Au matin, il ne restait que des décombres fumants à la place du local où, depuis quarante ans, les chasseurs de Beauregard-de-Terrasson partageaient leurs saisons et leur histoire. Bernard Boyer, président de la société, s’était rendu l’après-midi même sur place, déposant une bouteille de gaz et du matériel pour la partie de chasse du week-end. C’est une voisine qui, au petit matin, l’alerte en voyant un panache de fumée. Sur place, le constat est sans appel : tout est parti, des trophées aux photos, des outils aux souvenirs.
Cambriolage ? Malveillance ? Le mystère reste entier
Rapidement, les indices s’accumulent. La porte en tôle a été forcée, le cadenas brisé. Plusieurs centaines d’euros de matériel ont disparu : groupe électrogène, panneaux photovoltaïques, bouteilles. Au sol, des traces de pas, mais aucun suspect. Les chasseurs s’interrogent : simple cambriolage de matériel ou acte délibéré contre le monde de la chasse ? Difficile de trancher tant que l’enquête n’a rien établi. Bernard Boyer, amer, résume : “On est à la rue.” Le préjudice financier est estimé à plus de 500 euros, mais c’est surtout la perte du lieu, du symbole, et de quarante ans de vie rurale qui pèse le plus lourd.
Un local à reconstruire, une communauté à rebâtir
Face au choc, la société de chasse ne baisse pas la tête. Des discussions sont en cours avec la mairie pour trouver un abri provisoire. Une cagnotte sera bientôt lancée afin de financer la reconstruction, dont le coût est estimé entre 10 000 et 15 000 euros. Une plainte sera déposée dès ce lundi matin.
Un climat qui interroge au-delà du fait divers
Cambriolage ou hostilité ciblée ? Le contexte national invite à ne pas écarter trop vite la seconde hypothèse, alors que les actes de malveillance contre les chasseurs se multiplient avec des sabotages de miradors, des dégradations sur les véhicules de chasseurs ou des incendies de relais de chasse. Reste qu’à Beauregard-de-Terrasson, il faudra plus qu’un feu de nuit pour effacer l’attachement d’un village à sa mémoire et à sa ruralité.











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