Chevreuils évités : une voiture finit dans un cimetière militaire

Accident routier cimetière militaire

Dans la Marne, un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule en tentant d’éviter des chevreuils. Sa Peugeot 307 a terminé sa course dans une nécropole militaire, détruisant quatorze croix. Un accident spectaculaire, heureusement sans blessé, qui rappelle les risques bien réels liés à la faune sauvage sur nos routes.

Une manœuvre d’évitement qui tourne mal

L’accident s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi sur une route de la Marne, à proximité d’Aubérive, à l’est de Reims. Surpris par la présence de chevreuils, l’automobiliste a donné un premier coup de volant pour les éviter. Son véhicule, une Peugeot 307, s’est alors déporté vers la droite, en direction d’un arbre. En tentant de corriger sa trajectoire, le conducteur a donné un second coup de volant, cette fois vers la gauche, traversant la chaussée avant de percuter le muret de la nécropole militaire. La voiture a ensuite effectué un impressionnant vol plané sur une vingtaine de mètres, terminant sa course à l’intérieur du cimetière, après avoir détruit quatorze croix de soldats de la Première Guerre mondiale.

Des dégâts matériels, mais pas de blessé

Malgré la violence du choc, le conducteur s’en sort indemne. Une issue presque miraculeuse au regard de la scène et des dégâts constatés. La nécropole militaire d’Aubérive, qui abrite les sépultures de près de 7 000 soldats français tombés lors de la première guerre mondiale, a en revanche subi des dommages significatifs. L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), en charge du site, a indiqué que les croix endommagées seraient prochainement remplacées.

Chevreuils et routes : un risque sous-estimé

Cet accident, aussi spectaculaire soit-il, est loin d’être un cas isolé. Chaque année en France, on estime à environ 40 000 le nombre de collisions impliquant la faune sauvage, principalement des chevreuils et des sangliers. Ces accidents font jusqu’à une cinquantaine de morts, directement ou indirectement, notamment lors de manœuvres d’évitement comme dans ce cas précis. On dénombre également plus de 120 blessés chaque année. Le coût moyen de ces accidents dépasse les 3 000 euros, un chiffre qui pèse lourdement sur les assurances… et donc, indirectement, sur l’ensemble des automobilistes.

La régulation, un enjeu de sécurité

Face à cette réalité, la question de la régulation des populations de grand gibier prend tout son sens. La progression des effectifs de chevreuils et de sangliers sur le territoire augmente mécaniquement les risques de collision. La chasse, en permettant d’adapter les populations à la capacité d’accueil des milieux, joue un rôle direct dans la limitation de ces accidents. Sans cette régulation, la pression exercée par la faune sauvage sur les territoires, et sur le réseau routier, serait encore plus importante, avec des conséquences humaines et économiques potentiellement bien plus lourdes.

Rester vigilant

À l’approche du printemps et à certaines heures, notamment la nuit ou au lever du jour, les déplacements de la faune sauvage s’intensifient. Les zones boisées, les lisières et les routes secondaires restent particulièrement à risque. Cet accident survenu dans la Marne rappelle qu’un simple réflexe d’évitement peut suffire à provoquer une perte de contrôle. Dans ces situations, garder son sang-froid et adapter sa vitesse restent les meilleures garanties de sécurité.

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