Dans les Hauts-de-France, les chasseurs poursuivent leurs actions concrètes en faveur de la biodiversité de terrain. À travers la mise en place de jachères spécifiques, ils participent activement au maintien de la petite faune de plaine, des oiseaux et des insectes. Une opération qui s’inscrit dans la durée, avec des semis prévus dès l’automne prochain.
Une action concrète financée par les chasseurs
Dès leur apparition à la fin des années 80, les jachères ont rapidement suscité l’intérêt du monde cynégétique. Face à la raréfaction des habitats favorables, les chasseurs ont très tôt compris l’intérêt de ces surfaces pour la faune sauvage.
Aujourd’hui encore, les fédérations départementales des chasseurs des Hauts-de-France poursuivent cet engagement. Grâce au financement de l’écocontribution, alimentée par les chasseurs eux-mêmes et complétée par l’État, des semences sont mises à disposition des territoires. Dans la Somme, ce dispositif permet ainsi l’implantation d’environ 300 hectares de jachères chaque année.
Des jachères pensées pour la faune… et les agriculteurs
Ces jachères ne sont pas laissées au hasard. Neuf mélanges de semences sont proposés, adaptés aux besoins du terrain et de la faune. Semées en septembre, les jachères pluriannuelles offrent rapidement un couvert essentiel dès l’automne. Elles deviennent ensuite de véritables zones de refuge et de reproduction au printemps. Les bénéfices sont multiples :
- apport de graines pour les oiseaux
- abris pour la reproduction
- développement des insectes indispensables aux jeunes perdrix et faisans
- présence de plantes mellifères favorables aux pollinisateurs
Autrement dit, c’est toute une chaîne alimentaire qui est recréée.
Une gestion simple mais encadrée
L’intérêt de ces jachères réside aussi dans leur simplicité de gestion. Une fois implantées, elles restent en place pendant trois ans, avec un simple broyage en fin d’hiver pour relancer la végétation. Une règle importante s’impose toutefois : aucun broyage entre le 15 mars et le 31 août, afin de préserver la période de reproduction. Côté agricole, ces surfaces présentent également des avantages :
- protection des sols
- limitation de l’érosion
- amélioration de la structure grâce aux systèmes racinaires
Les agriculteurs peuvent en outre les déclarer en couverts mellifères dans le cadre de la PAC.
Des semences à réserver dès maintenant
Les responsables de territoires intéressés peuvent dès à présent se rapprocher de leur fédération pour réserver les semences en vue des semis d’automne. Comme souvent, les quantités restent limitées.












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