La Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques a choisi un format original pour présenter son rapport d’activité 2025. À travers un film réalisé en interne, elle met en lumière le travail quotidien, souvent méconnu, des chasseurs sur le terrain.
Un rapport d’activité sous forme de documentaire
À l’occasion de son assemblée générale, la Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques (FDC 64) a dévoilé un rapport d’activité pas tout à fait comme les autres. Exit le document classique, place à un film retraçant une année complète d’actions menées par la fédération et les chasseurs du département. Ce documentaire a été réalisé en interne par Emilia Berreville, chargée de communication. « Toute l’année, je filme la fédération et les chasseurs dans leurs actions », explique-t-elle dans un entretien avec nos confrères du Petit Bleu d’Agen. Un choix assumé, qui permet de donner une dimension plus concrète et plus vivante à l’ensemble du travail accompli sur le terrain.
Mettre en lumière un travail souvent invisible
L’objectif de ce film est clair : montrer ce que beaucoup ignorent encore. « Il fallait mettre en lumière ce que les gens n’imaginent pas », souligne la communicante. Car une grande partie des actions menées par les chasseurs reste largement méconnue du grand public. Gestion des milieux, suivi des espèces, actions en faveur de la biodiversité ou régulation du grand gibier… autant de missions essentielles qui s’effectuent souvent dans l’ombre. « Les chasseurs ne se rendent pas toujours compte de tout ce qu’ils font pour la nature », observe-t-elle, évoquant une forme de discrétion historique résumée par une formule bien connue : « Vivons cachés, vivons heureux ».
Une démarche pour améliorer l’image de la chasse
Au-delà du simple bilan, ce film s’inscrit dans une stratégie plus large : travailler sur l’image de la chasse, dans un contexte où celle-ci est régulièrement critiquée. La diffusion du documentaire ne s’est d’ailleurs pas limitée aux seuls chasseurs. Il a été transmis à de nombreux acteurs locaux : élus, partenaires institutionnels, services de l’État, ainsi qu’à plusieurs centaines de communes du département. L’objectif est assumé : « Ce sont eux qui nous représentent. Si on veut, à terme, aider la chasse, cela passe forcément par la politique ».
Un regard extérieur pour mieux expliquer la chasse
La FDC 64 a fait le choix de confier sa communication à un profil extérieur au monde cynégétique. Une décision stratégique destinée à mieux faire passer les messages auprès du grand public. Dans un contexte où les réseaux sociaux influencent fortement la perception de la chasse, cette approche vise à rééquilibrer le discours. « Ce qui nuit à l’image de la chasse, ce sont surtout les réseaux sociaux », estime Emilia Berreville, tout en rappelant une réalité de terrain bien connue : « Un maire, lui, sait qu’il a besoin des chasseurs ».
Un travail collectif mis en avant
Si le film met en lumière de nombreuses actions, la réalisatrice tient à rappeler l’essentiel : « C’est le fruit d’un travail collectif… Moi, j’ai simplement fait mon métier : valoriser ce qu’ils font ». Un message qui résume parfaitement l’esprit de cette initiative : montrer concrètement l’implication quotidienne des chasseurs dans la gestion des territoires. Pour découvrir l’ensemble des actions menées par la Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques en faveur de la biodiversité, vous pouvez visionner la vidéo complète ci-dessous.












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