Un motard de 55 ans a été grièvement blessé après une collision avec un chevreuil, mercredi 29 avril au matin, sur la RD 820, à hauteur de Montat (Lot). Un nouvel accident qui rappelle combien la vigilance est essentielle en cette période de l’année et combien l’action régulatrice du monde de la chasse participe à la sécurité de nos concitoyens.
Un choc violent au lever du jour
L’accident s’est produit entre 6 h et 7 h, alors que le motard circulait dans le sens Cahors-Montauban. Surgissant brusquement, un chevreuil a traversé la chaussée sans laisser la moindre chance à l’usager d’éviter l’impact. La violence du choc a nécessité l’intervention rapide des secours. Huit sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour prendre en charge la victime, dont l’état a été jugé sérieux. Classé en niveau deux de gravité, le motard a été évacué vers un centre hospitalier. Les gendarmes étaient également présents afin de sécuriser la zone et réguler la circulation.
Le phénomène des chevreuils “ivres”
Le printemps correspond à une période bien connue des chasseurs et autres connaisseurs de la faune sauvage. Les chevreuils consomment de jeunes pousses et bourgeons en fermentation, ce qui peut altérer leur comportement en produisant sur eux des effets psychotropes. Désorientés, moins vigilants et parfois imprévisibles, ces animaux sont alors encore plus susceptibles de traverser les routes de manière soudaine. Un phénomène qui explique en partie la recrudescence des collisions à cette saison, notamment aux premières et dernières heures du jour.
Des collisions loin d’être anecdotiques
Chaque année en France, on estime à environ 40 000 le nombre de collisions entre véhicules et la faune sauvage. Ces accidents ne sont pas sans conséquences : ils provoquent directement ou indirectement la mort d’une cinquantaine de personnes et entraînent plus d’une centaine de blessés graves. Des chiffres qui rappellent une réalité largement occultée dans le débat public. La régulation des populations de grand gibier joue un rôle concret dans la limitation de ces risques. Sans cette action menée sur le terrain par les chasseurs, la fréquence de ces accidents pourrait être bien plus élevée. Dans ce contexte, la période printanière impose une vigilance accrue à tous les usagers de la route, en particulier à l’aube et au crépuscule, moments privilégiés des déplacements de la faune sauvage.












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