Dans la nuit de samedi à dimanche, le siège de la Fédération départementale des chasseurs du Bas-Rhin, à Geudertheim, a été pris pour cible. Plusieurs vitres du bâtiment ont été brisées par des jets de pierres. La FDC 67 a déposé plainte et condamne fermement ces dégradations, qu’elle inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour de la chasse.
Le siège de la FDC 67 pris pour cible en pleine nuit
Les faits se sont produits dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre. Au matin, plusieurs membres de la Fédération des chasseurs du Bas-Rhin ont découvert que le siège de la structure, situé à Geudertheim, avait été vandalisé. Plusieurs vitres ont notamment été brisées par des jets de pierres. Selon la FDC 67, les dégradations ont fait l’objet d’un dépôt de plainte. La Fédération, présidée par Frédéric Obry, indique dans sa publication que « le siège de la Fédération Départementale des Chasseurs du Bas-Rhin a été l’objet de jets de pierres et de dégradations dans la nuit de samedi à dimanche ».
« L’escalade de la violence anti-chasse continue »
Dans le message publié sur les réseaux sociaux, la FDC 67 ne se contente pas de dénoncer les dégâts matériels. Elle les replace dans un contexte plus large, marqué selon elle par des propos et des appels à la confrontation visant les chasseurs. « Les propos haineux, les appels à la confrontation irresponsables lancés par certaines personnes sont générateurs de violences et d’actes condamnables… Nous le vivons au quotidien », affirme la Fédération. Un message qui fait notamment écho aux récentes polémiques autour des propos de Sandrine Rousseau appelant ses sympathisants à se tenir « physiquement » face aux chasseurs. La FDC 67 estime ainsi que « l’escalade de la violence anti-chasse continue » et entend alerter sur les conséquences que peuvent avoir certains discours lorsqu’ils se transforment en actes.
Une plainte déposée et un appel à retrouver les auteurs
Face à ces dégradations, la Fédération indique avoir porté plainte et fait confiance aux services de l’État pour identifier les responsables. « La FDC 67 a porté plainte. Elle condamne tant les propos que les actes et a confiance dans les services de l’État afin que soient retrouvés, jugés et condamnés les auteurs de ces actes odieux », écrit-elle. La plainte doit désormais permettre aux enquêteurs de déterminer précisément les circonstances des faits et, le cas échéant, d’identifier leurs auteurs. Pour la Fédération, les dégradations commises contre ses locaux ne peuvent pas être considérées comme une simple manifestation d’opposition à la chasse.
La Fédération refuse de céder face aux dégradations
Dans la suite de son message, la FDC 67 adopte un ton particulièrement ferme et affiche son intention de ne pas reculer face à ces actes. « Nous ne reculerons pas face aux extrêmes et exigeons de l’État des condamnations exemplaires pour ces actes odieux », affirme-t-elle. La Fédération ajoute : « Ne laissons personne intimider notre ruralité et nos traditions ! » Un positionnement qui dépasse donc la seule question des dégâts causés à son siège : la FDC 67 entend faire de cette affaire un nouveau signal d’alerte sur les tensions qui entourent aujourd’hui la chasse.
Un nouvel épisode dans un climat de tensions
Cette affaire intervient alors que la FDC 67 est régulièrement confrontée à des débats et contestations autour de la pratique de la chasse dans le département. La Fédération rappelle par ailleurs qu’elle exerce des missions de défense de la chasse et des intérêts de ses adhérents, ainsi que des missions liées à la gestion de la faune sauvage et de ses habitats. Les faits de Geudertheim ajoutent donc un nouvel épisode à ce climat de confrontation. Reste désormais à déterminer qui a commis ces dégradations et dans quelles circonstances. Pour la Fédération des chasseurs du Bas-Rhin, une chose est en tout cas clairement posée : l’opposition à la chasse ne peut pas se traduire par des violences ou des dégradations.











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