Contrairement à l’image d’une chasse condamnée à disparaître avec le vieillissement de ses pratiquants, l’examen du permis de chasser continue d’attirer. Depuis 2023, le nombre de candidats progresse régulièrement et l’OFB annonce une nouvelle hausse de 3,6 % cette année. Jamais autant de permis n’avaient été délivrés sur la période.
Une progression qui se poursuit depuis 2023
Voilà quelques chiffres qui viennent sérieusement nuancer les discours annonçant régulièrement la disparition prochaine des chasseurs en France. Dans son bilan présenté à l’occasion de la saison 2026-2027, l’Office français de la biodiversité constate que les candidats au permis de chasser sont toujours plus nombreux. La progression n’est d’ailleurs pas un phénomène isolé sur une seule année. Selon l’OFB, elle est régulière depuis 2023 et le nombre de candidats à l’examen augmente encore de 3,6 % cette année. L’Office précise même que jamais autant de candidats ne s’étaient présentés depuis 2023 et que jamais autant de permis n’avaient été délivrés. Une dynamique intéressante à l’heure où la question du renouvellement des générations constitue l’un des principaux enjeux du monde cynégétique français.
Davantage de sessions pour répondre à la demande
Cette augmentation des candidats oblige également l’OFB et les fédérations départementales des chasseurs à adapter l’organisation des examens. Le nombre de sessions a ainsi progressé de 5,4 % en un an, soit davantage encore que le nombre de candidats. L’OFB explique cette évolution par sa volonté de répondre à la demande et de fluidifier son partenariat avec les fédérations départementales, qui assurent en amont la formation des futurs chasseurs. Cette augmentation du nombre de sessions permet également de limiter l’absentéisme et de proposer plus rapidement une date d’examen aux candidats.
Un examen qui ne se résume pas à une formalité
Cette hausse du nombre de candidats ne s’accompagne pas pour autant d’une progression du taux de réussite. Il demeure relativement stable et oscille, selon l’OFB, entre 71,7 % et 72,9 %. L’examen du permis de chasser comprend des exercices pratiques et des questions théoriques destinés notamment à vérifier la maîtrise des règles de sécurité. Certaines fautes sont éliminatoires, en particulier lorsqu’un comportement est susceptible de mettre en danger une personne. Près de trois candidats sur dix n’obtiennent donc pas leur permis lors de leur passage à l’examen.
La chasse française continue d’attirer de nouveaux pratiquants
Il faut évidemment distinguer deux données différentes. Une progression du nombre de candidats au permis ne signifie pas nécessairement que le nombre total de chasseurs augmente en France. Les générations les plus âgées continuent parallèlement de quitter progressivement les rangs. Mais la tendance observée depuis 2023 montre au moins une chose : de nouveaux pratiquants continuent de vouloir rejoindre le monde de la chasse, et ils sont même de plus en plus nombreux à se présenter à l’examen. À rebours de l’image parfois véhiculée d’une activité uniquement pratiquée par une population vieillissante et vouée à disparaître, ces nouveaux permis constituent surtout un enjeu essentiel pour l’avenir de la chasse française. Aux fédérations et aux sociétés de chasse désormais de réussir à accueillir, accompagner et fidéliser cette nouvelle génération de chasseurs.












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