À quelques jours de l’ouverture générale de la chasse, le risque d’incendie reste particulièrement élevé sur une partie du pourtour méditerranéen. Dans l’Aude, quatre massifs resteront même fermés jusqu’au lendemain de l’ouverture. Dans l’Hérault, le Gard ou encore les Pyrénées-Orientales, les chasseurs devront eux aussi suivre attentivement les cartes quotidiennes de risque, certaines restrictions d’accès pouvant encore être déclenchées jusqu’à la mi-septembre.
Dans l’Aude, quatre massifs fermés le jour de l’ouverture
Pour certains chasseurs audois, c’est désormais acquis : l’ouverture générale du dimanche 13 septembre ne pourra pas se dérouler normalement. La préfecture a prolongé jusqu’au lundi 14 septembre à 8 heures les mesures de fermeture concernant quatre secteurs particulièrement exposés au risque d’incendie : les massifs de la Clape, de Fontfroide, de la Pinède lézignanaise et des Pinèdes Crémades. Une décision qui concerne de nombreuses communes autour de Narbonne et de Lézignan-Corbières et qui empêchera donc l’accès à ces territoires pendant toute la journée de l’ouverture. Les dérogations déjà prévues ainsi que les opérations de régulation du sanglier restent toutefois possibles dans les conditions fixées par les arrêtés préfectoraux. Cette prolongation intervient alors que la végétation demeure extrêmement sèche dans le département. Le risque n’est d’ailleurs nullement théorique : de nouveaux départs de feu ont encore mobilisé les secours dans l’Aude ce mardi 1er septembre, notamment dans le secteur de Capendu.
La fin de l’été ne signifie pas la fin du risque
Le calendrier pourrait laisser croire que le plus dur est passé. Pourtant, le début du mois de septembre reste particulièrement sensible sur le pourtour méditerranéen. Météo-France rappelle que le danger de feu dépend non seulement de la température, mais également du vent, de l’humidité et surtout de l’état de sécheresse de la végétation. Après un été 2026 exceptionnellement chaud et sec, les massifs restent donc particulièrement vulnérables. Juillet 2026 a d’ailleurs été le mois le plus chaud jamais enregistré en France, tous mois confondus, avec une température moyenne de 24,9 °C. Ce jeudi 3 septembre, la situation reste notamment préoccupante dans l’Hérault. Huit des neuf secteurs du département sont classés en risque incendie élevé. L’accès aux espaces forestiers n’y est pas interdit, mais il est déconseillé et certains travaux sont réglementés. Trois jours plus tôt, le lundi 31 août, trois secteurs avaient en revanche atteint le niveau rouge, entraînant la fermeture des espaces forestiers concernés. Difficile donc, à dix jours de l’ouverture, de prévoir quelle sera exactement la situation le dimanche 13 septembre.
Dans le Gard, le dispositif reste en vigueur pendant l’ouverture
Même incertitude dans le Gard. Le département dispose lui aussi d’une carte quotidienne de danger incendie. Lorsque le niveau orange est atteint, l’accès aux massifs est déconseillé. Lorsqu’une zone passe au rouge, la présence humaine dans les massifs forestiers, les landes, les maquis et les garrigues concernés est interdite. Surtout, cette réglementation s’applique pendant la période comprise entre le 15 juin et le 15 septembre. Autrement dit, elle sera toujours pleinement applicable le dimanche 13 septembre, jour de l’ouverture générale de la chasse dans le Gard, fixée à 8 heures. Le département a déjà connu plusieurs épisodes très sévères cet été. Le 17 août, cinq zones avaient ainsi été classées en rouge, entraînant l’interdiction d’accès aux massifs sur 252 communes. Là encore, il faudra donc attendre la carte publiée à l’approche de l’ouverture avant de savoir si tous les chasseurs gardois pourront rejoindre normalement leurs territoires.
Les Pyrénées-Orientales également concernées
La situation mérite également d’être surveillée dans les Pyrénées-Orientales, autre département où l’ouverture générale est programmée le dimanche 13 septembre. Le dispositif départemental de prévention reste actif jusqu’au 15 septembre. Chaque jour, neuf zones météorologiques font l’objet d’une évaluation du risque incendie. Lorsque le niveau devient exceptionnel, les restrictions sont particulièrement sévères : circulation des véhicules à moteur interdite, mais également accès à pied, à vélo ou à cheval sur les pistes et sentiers des massifs concernés. Ces mesures ont déjà été appliquées à plusieurs reprises cet été dans les Corbières, les Fenouillèdes, les Aspres, les Albères ou encore le Roussillon. Pour les chasseurs catalans aussi, la consultation de la carte du risque incendie devra donc faire partie des préparatifs de l’ouverture.
Une ouverture qui se jouera parfois au dernier moment
À ce stade, il serait donc excessif de parler d’une ouverture générale menacée dans toute l’Occitanie. La situation est très différente selon les départements. Dans l’Aude, certains chasseurs savent déjà qu’ils devront patienter puisque quatre massifs resteront fermés jusqu’au lendemain de l’ouverture. Ailleurs, notamment dans l’Hérault, le Gard et les Pyrénées-Orientales, aucune interdiction générale n’est aujourd’hui programmée pour le 13 septembre. Mais les dispositifs de prévention resteront actifs et pourront entraîner, parfois seulement vingt-quatre heures auparavant, des fermetures locales si le niveau de risque l’exige. Une situation frustrante pour ceux qui attendent l’ouverture générale depuis plusieurs mois, mais dans laquelle le pragmatisme doit évidemment primer. Personne, et certainement pas les chasseurs qui connaissent mieux que quiconque leurs territoires, n’a intérêt à voir partir en fumée des milliers d’hectares supplémentaires. La météo des prochains jours sera donc scrutée avec une attention toute particulière dans le sud de la France.












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