La consultation publique sur le projet d’arrêté visant à classer le lagopède alpin parmi les espèces protégées est ouverte jusqu’au 23 juillet. Les fédérations départementales des chasseurs multiplient les appels à la mobilisation, estimant que le texte va bien au-delà de ce qu’avait demandé le Conseil d’État au printemps dernier.
Un projet qui dépasse la décision du Conseil d’État
Depuis plusieurs jours, de nombreuses fédérations départementales des chasseurs invitent leurs adhérents à participer à la consultation publique organisée par le ministère de la Transition écologique concernant le projet de classement du lagopède alpin parmi les espèces protégées. Pour le monde cynégétique, l’enjeu dépasse largement le seul cas de cet oiseau emblématique des massifs montagneux. Les fédérations considèrent que le projet d’arrêté modifie profondément le statut de l’espèce alors que le Conseil d’État, dans sa décision du 2 mars 2026, avait uniquement demandé la suspension de sa chasse pendant une durée de cinq ans afin de permettre l’acquisition de nouvelles données scientifiques. Selon les représentants des chasseurs, la haute juridiction n’avait jamais demandé ni le classement du lagopède alpin parmi les espèces protégées, ni son retrait définitif de la liste des espèces de gibier.
Une espèce dont le déclin n‘est pas lié à la chasse
Les fédérations rappellent également que le lagopède alpin est actuellement classé comme « quasi menacé » et non comme une espèce en danger d’extinction. Elles estiment que les difficultés rencontrées par les populations sont principalement imputables au changement climatique, à la réduction et à la fragmentation des habitats, à la fermeture progressive des milieux ainsi qu’au développement des activités de montagne susceptibles de provoquer un dérangement de l’espèce. À nos yeux, la chasse ne constitue donc pas le facteur principal expliquant l’évolution des effectifs.
Une chasse déjà très strictement encadrée
Le monde cynégétique souligne par ailleurs que la chasse du lagopède alpin figurait déjà parmi les plus réglementées de France. Dans les départements concernés, des plans de gestion spécifiques étaient mis en œuvre avec des prélèvements particulièrement faibles. La chasse pouvait être suspendue automatiquement lorsque les comptages révélaient une reproduction insuffisante ou une baisse des populations. Les fédérations rappellent également que les chasseurs participent depuis de nombreuses années aux suivis scientifiques de l’espèce aux côtés des partenaires techniques et des organismes spécialisés. Selon elles, cette connaissance de terrain constitue un atout important pour la conservation du lagopède alpin.
Une consultation publique ouverte jusqu’au 23 juillet
Face à ce projet d’arrêté, les fédérations départementales des chasseurs invitent leurs adhérents à prendre part à la consultation publique avant sa clôture, fixée au 23 juillet. Pour elles, cette participation constitue un enjeu majeur afin de faire entendre la position du monde cynégétique sur un dossier qui pourrait avoir des conséquences durables sur la gestion des galliformes de montagne et, plus largement, sur l’évolution de la chasse des espèces de montagne en France. Pour participer à cette consultation publique cliquez sur ce lien:https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/arrete-portant-modification-de-l-arrete-du-29-a3380.html












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