Après un été marqué par la canicule, les incendies et un important déficit en eau, l’Office français de la biodiversité s’attend à des conséquences durables sur la faune sauvage. Olivier Thibault, directeur général de l’OFB, explique pendant un entretien avec So Chasse que les effets de cet été pourraient surtout se mesurer dans les prochains mois, notamment à travers l’état physique des animaux, leur reproduction et leurs capacités de migration.
Un été difficile pour la faune sauvage
Pour Olivier Thibault, l’été 2026 a été particulièrement éprouvant pour les équipes de l’OFB, mais aussi pour la faune sauvage. « Canicule, incendie, sécheresse » ont touché, directement ou indirectement, différents niveaux de la faune. Le directeur général de l’OFB souligne toutefois qu’il ne faut pas se limiter au nombre d’animaux retrouvés morts pour mesurer les conséquences de ces épisodes climatiques. Selon lui, le véritable enjeu réside aussi dans la fragilisation des animaux, leur capacité à prendre du poids et à traverser les périodes difficiles.
44 % des cours d’eau des têtes de bassin asséchés
La sécheresse a notamment eu un impact important sur les têtes de bassins versants. L’OFB indique avoir réalisé une analyse à l’échelle nationale sur les cours d’eau concernés et estime que 44 % des cours d’eau des têtes de bassin étaient asséchés. « Donc, il y a eu un effet majeur de la sécheresse, cette année, sur les têtes de bassins versants », constate Olivier Thibault. Pour l’établissement, ces données témoignent d’un impact réel, même si leurs conséquences sur la faune doivent encore être observées dans le temps.
Des animaux fragilisés cet été
« Ce qu’on regarde, nous, c’est pas juste à l’instant T, c’est dans le temps », explique le directeur général. Des animaux ont pu être fragilisés par les conditions rencontrées au cours de l’été, sans que les conséquences soient immédiatement visibles. L’OFB va donc notamment s’intéresser à leur capacité à retrouver un état physique satisfaisant, à prendre suffisamment de poids et à poursuivre normalement leur cycle biologique.
Les conséquences pourraient surtout se mesurer l’année prochaine
La reproduction et les migrations feront partie des indicateurs à surveiller dans les prochains mois. Olivier Thibault évoque notamment la nécessité de savoir si les animaux fragilisés « vont se reproduire comme il faut » ou s’ils auront suffisamment repris de poids pour assurer leur migration. Une partie des conséquences de l’été 2026 pourrait ainsi n’apparaître qu’en 2027. Pour l’OFB, il faudra donc prendre du recul et observer l’évolution de la faune sur plusieurs mois avant de mesurer pleinement les effets de cet épisode climatique.











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