La présence d’ours en zone urbaine continue de provoquer de vives inquiétudes au Japon. Depuis plusieurs jours, les autorités de la ville d’Utsunomiya, située au nord de Tokyo, sont mobilisées après une série d’observations d’ours en pleine agglomération. Face aux risques pour la population, près d’une centaine d’établissements scolaires ont été fermés et d’importants moyens ont été déployés pour retrouver les animaux.
Une ville placée sous surveillance
La municipalité d’Utsunomiya a décidé de fermer hier 94 écoles primaires et collèges publics après avoir enregistré plus d’une dizaine de signalements depuis le week-end. Les observations se sont multipliées dans différents secteurs de la ville, notamment dans des quartiers résidentiels, un parc, un lycée, une école primaire et même une galerie commerciale. Les autorités japonaises ont demandé aux habitants de limiter leurs déplacements et de rester à l’intérieur des bâtiments lorsque cela est possible. Des équipes composées de chasseurs, de policiers et d’agents municipaux ont été mobilisées afin de localiser l’animal, ou les animaux, toujours en fuite.
Un nouvel épisode après plusieurs attaques
Cette affaire intervient quelques jours seulement après un autre incident survenu dans la région de Fukushima. Un ours y avait blessé quatre personnes avant de se réfugier dans un bâtiment industriel. L’animal avait finalement réussi à échapper aux équipes chargées de sa capture. Selon les autorités locales, il aurait quitté les lieux en ouvrant lui-même une fenêtre verrouillée avant de poursuivre sa fuite. Des traces relevées sur place laissent également penser qu’il aurait utilisé un robinet pour s’abreuver. Même si aucun lien n’a été établi entre les deux affaires, ces événements illustrent les difficultés croissantes rencontrées par les autorités japonaises face à la multiplication des incursions d’ours à proximité des zones habitées.
Des rencontres de plus en plus fréquentes
Le phénomène prend de l’ampleur depuis plusieurs années dans l’archipel. Selon les chiffres officiels, plus de 50 000 observations d’ours ont été recensées au cours du dernier exercice, un niveau jamais atteint auparavant. L’an dernier, treize personnes ont perdu la vie à la suite d’attaques d’ours, un record pour le pays. Les spécialistes expliquent cette progression par plusieurs facteurs, notamment l’abondance de nourriture disponible pour les plantigrades et leur présence croissante à proximité des zones habitées. Une situation qui rappelle que la cohabitation avec les grands prédateurs n’est jamais sans conséquence lorsque leurs effectifs augmentent et que leur aire de répartition se rapproche progressivement des activités humaines.












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