Nouvelle consultation publique : trois oiseaux pourraient quitter la liste des espèces chassables

Espèce soumise à consultation publique_ Barge hudsonienne, le Courlis hudsonien et le Petit chevalier

Une nouvelle consultation publique concernant la réglementation de la chasse est actuellement ouverte jusqu’au 22 juillet. Elle porte sur le retrait de trois espèces d’oiseaux migrateurs de la liste des espèces chassables dans plusieurs collectivités françaises d’outre-mer. À cette occasion, plusieurs Fédérations départementales des chasseurs invitent leurs adhérents à se mobiliser pour faire entendre leur voix.

Trois espèces concernées par le projet d’arrêté

Le ministère chargé de l’Environnement consulte actuellement le public sur un projet d’arrêté visant à retirer de la liste des espèces chassables la Barge hudsonienne, le Courlis hudsonien et le Petit chevalier en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Si ce texte était adopté, ces trois limicoles bénéficieraient d’un statut d’espèce protégée dans les collectivités concernées. La consultation restera ouverte jusqu’au 22 juillet.

Les fédérations de chasseurs contestent la mesure

Dans un courrier adressé à leurs adhérents, plusieurs Fédérations départementales des chasseurs estiment que cette évolution réglementaire ne repose pas sur la réalité de la situation observée localement. Elles rappellent que la pression cynégétique exercée sur ces trois espèces est aujourd’hui extrêmement faible, voire inexistante pour certaines d’entre elles. Selon les éléments communiqués aux chasseurs, la Barge hudsonienne ne fait pratiquement jamais l’objet de prélèvements, tandis que le Petit chevalier est très rarement, voire jamais, chassé dans les territoires concernés. Concernant le Courlis hudsonien, les chasseurs de Saint-Pierre-et-Miquelon observent une présence régulière de l’espèce et indiquent que la majorité des oiseaux quittent l’archipel avant même l’ouverture de la chasse. Les quelques prélèvements réalisés restent donc très limités.

Une interdiction jugée disproportionnée

Les fédérations soulignent également que la réglementation a déjà été fortement renforcée ces dernières années. Le Courlis hudsonien est ainsi passé d’une chasse sans quota à une limitation fixée à cinq oiseaux par jour. Selon elles, aucune évaluation n’a démontré que ces mesures seraient insuffisantes pour garantir un état de conservation satisfaisant. Elles estiment donc qu’un renforcement progressif de la réglementation, voire un moratoire temporaire si la situation l’exigeait, constituerait une réponse plus proportionnée qu’une interdiction définitive.

Défendre une gestion fondée sur les réalités du terrain

Les fédérations rappellent enfin que les chasseurs participent activement à l’entretien des zones humides, des mangroves et des habitats fréquentés par les oiseaux migrateurs. Elles défendent le principe d’une gestion adaptative, permettant d’ajuster les prélèvements en fonction des données scientifiques et des observations réalisées localement, plutôt que d’appliquer des interdictions générales fondées sur la situation mondiale des espèces. À leurs yeux, la situation de ces trois oiseaux dans les collectivités concernées ne justifie pas leur retrait de la liste des espèces chassables.

Les chasseurs invités à participer

Comme pour chaque consultation publique concernant la chasse, les fédérations départementales encouragent leurs adhérents à déposer un avis argumenté avant la clôture de la consultation, estimant que la mobilisation du monde cynégétique demeure essentielle dans l’élaboration des futures réglementations. Vous pouvez participer à cette consultation publique en déposant votre contribution sur le site du ministère. Le lien officiel est disponible ici:

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Né en 1973, Frédéric Buszkowski vit en Dordogne. Ancien sous-officier de l'armée de Terre puis technicien supérieur à la SNCF, il est chasseur passionné depuis plus de vingt ans. Sa pratique couvre un large éventail de modes de chasse : le grand gibier en battue et à l'affût, le pigeon ramier en palombière, le petit gibier à plumes, ainsi que la régulation des corvidés. Fort de son expérience de terrain, il met aujourd'hui ses connaissances du monde cynégétique au service de So Chasse en tant que rédacteur, avec une approche à la fois rigoureuse, pratique et ancrée dans les réalités de la chasse française.

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