Une « fausse méduse » au venin redoutable envahit les plages du nord de l’Espagne. Depuis le début du mois de juillet, plus de 230 baigneurs ont déjà été piqués, poussant les autorités à renforcer les mesures de surveillance et de prévention. L’été est loin d’être de tout repos sur certaines plages espagnoles. Depuis plusieurs jours, la galère portugaise multiplie les apparitions sur la façade atlantique, notamment au Pays basque espagnol et en Cantabrie. Cette espèce, souvent confondue avec une méduse, est responsable d’un nombre croissant d’accidents et les autorités locales ont renforcé leur vigilance face à cette situation préoccupante.
Près de 50 personnes piquées en une seule journée
Selon les informations relayées par les secours espagnols, quarante-neuf baigneurs ont été piqués au cours de la seule journée de lundi. Depuis le 4 juillet, le bilan atteint désormais 236 victimes sur les plages du nord de l’Espagne. Les secteurs de La Concha, à Suances, ainsi que la plage de La Primera del Sardinero, à Santander, figurent parmi les zones les plus touchées. Les services de surveillance constatent une augmentation progressive de la présence de ces organismes marins au fil des jours, conduisant à un renforcement des dispositifs d’alerte.
Une créature fascinante mais particulièrement dangereuse
Contrairement à ce que son apparence laisse penser, la galère portugaise (Physalia physalis) n’est pas une véritable méduse. Il s’agit d’un organisme colonial constitué de plusieurs individus spécialisés vivant ensemble. Reconnaissable à son flotteur translucide teinté de rose ou de bleu violacé, elle dérive au gré des vents et des courants. Sous la surface se déploient ses impressionnants tentacules, qui peuvent atteindre jusqu’à vingt mètres de longueur. Ces derniers renferment des milliers de cellules urticantes capables d’injecter un venin extrêmement puissant destiné à paralyser les poissons.
Des conséquences parfois très graves
Chez l’homme, le contact avec les tentacules provoque généralement une douleur immédiate et très intense, accompagnée de rougeurs, de cloques et de lésions cutanées. Dans les cas les plus sévères, des complications respiratoires, cardiaques, neurologiques ou digestives peuvent apparaître. Des nausées, vomissements, fièvre ou malaises sont également possibles. Les autorités sanitaires rappellent que les réactions varient fortement d’une personne à l’autre et qu’une prise en charge médicale est vivement recommandée après une piqûre. Autre danger souvent sous-estimé : la douleur provoquée par le venin peut entraîner une perte de contrôle du nageur et favoriser un risque de noyade.
Une présence de plus en plus fréquente
Habituellement associée aux eaux tropicales et subtropicales, la galère portugaise est observée de plus en plus régulièrement sur les côtes atlantiques européennes ainsi qu’en Méditerranée occidentale. Les spécialistes estiment que les vents, les courants marins et les conditions météorologiques jouent un rôle majeur dans ces arrivées massives, même si l’évolution de la température des océans pourrait également favoriser une extension de son aire de répartition. Pour les vacanciers, un conseil reste de mise : ne jamais toucher une galère portugaise, même échouée sur le sable. Ses tentacules peuvent conserver leur pouvoir urticant longtemps après la mort de l’animal.












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