Face à une sécheresse particulièrement préoccupante dans le Territoire de Belfort, le préfet autorise exceptionnellement les chasseurs à mettre de l’eau à la disposition de la faune sauvage. Cette intervention devra néanmoins respecter des règles strictes, notamment concernant l’origine de l’eau utilisée.
Une sécheresse qui s’aggrave dans le département
Les chasseurs du Territoire de Belfort sont appelés à se mobiliser en faveur de la faune sauvage confrontée au manque d’eau. Dans une communication diffusée le 31 juillet, la Fédération départementale des chasseurs du Territoire de Belfort annonce que le préfet autorise exceptionnellement ses adhérents à alimenter certains points d’eau. Cette décision intervient alors que la sécheresse s’est progressivement aggravée dans le département. Après un placement en alerte renforcée au début du mois de juillet, les prélèvements dans les cours d’eau ont été interdits. Le 17 juillet, les communes du Grand Belfort et de la Communauté de communes des Vosges du Sud ont également été placées au niveau de crise. Dans ces conditions, certaines mares et zones humides temporaires peuvent rapidement s’assécher, privant une partie de la faune de points d’abreuvement accessibles.
Des mares ou de petits récipients à l’ombre
Les chasseurs sont autorisés à alimenter des mares déjà existantes ou à installer de petits récipients étanches capables de retenir l’eau. Ces équipements devront être placés à l’ombre afin de limiter l’évaporation provoquée par la chaleur. Leur emplacement devra également être choisi avec soin pour permettre aux animaux de s’en approcher sans danger. Ces points d’eau temporaires peuvent notamment être fréquentés par les oiseaux, le petit gibier et les différents mammifères présents sur les territoires de chasse.
Seules certaines eaux pourront être utilisées
L’autorisation préfectorale encadre strictement l’origine de l’eau employée. Les chasseurs pourront tout d’abord utiliser de l’eau de pluie préalablement récupérée. Ils pourront également prélever de l’eau dans un étang clos, à condition que celui-ci ne soit pas relié à un cours d’eau. Dans ce second cas, le service Eau-Environnement-Forêt de la Direction départementale des territoires devra impérativement être averti avant tout prélèvement. En revanche, l’utilisation de l’eau provenant du réseau public d’eau potable est formellement interdite. Cette restriction vise à préserver une ressource déjà fortement sollicitée dans le contexte actuel de sécheresse.
La Fédération doit être prévenue
Avant de remplir une mare ou d’installer un récipient, les chasseurs devront également informer la Fédération départementale des chasseurs du Territoire de Belfort. Ils devront préciser le lieu où l’eau sera prélevée ainsi que l’endroit où elle sera déposée. Cette déclaration préalable permettra à la Fédération de suivre et de coordonner les différentes initiatives mises en place sur le terrain. Pour un prélèvement dans un étang clos, les chasseurs devront également contacter préalablement le service compétent de la DDT à l’adresse suivante : [email protected].
Les chasseurs une nouvelle fois mobilisés
Cette autorisation exceptionnelle illustre une nouvelle fois le rôle joué par les chasseurs dans la surveillance et l’entretien des territoires. Présents tout au long de l’année sur le terrain, ils sont souvent parmi les premiers à constater l’assèchement d’une mare, la disparition d’un point d’eau ou les difficultés rencontrées par la faune sauvage lors des périodes de fortes chaleurs. Le président de la FDC90, Daniel Jacques, remercie ainsi les chasseurs pour leur mobilisation en faveur de la faune sauvage, tout en leur demandant de respecter scrupuleusement les modalités imposées par les services de l’État. L’objectif est désormais d’apporter rapidement de l’eau dans les secteurs les plus touchés, sans accentuer la pression déjà exercée sur les cours d’eau et les réserves destinées à la consommation humaine.












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