Face aux fortes chaleurs qui frappent l’Hérault, les chasseurs de Grabels multiplient les tournées dans la garrigue pour maintenir en eau les dizaines d’abreuvoirs aménagés au fil des années. Une action de terrain indispensable lorsque les ressources naturelles se raréfient.
Trente-cinq points d’eau dans la garrigue
Lorsque le thermomètre grimpe et que la garrigue s’assèche, trouver de l’eau devient une difficulté quotidienne pour la faune sauvage. À Grabels, dans l’Hérault, les chasseurs n’ont pas attendu les épisodes de canicule pour s’en préoccuper. Depuis plusieurs années, la société de chasse locale a aménagé un réseau d’environ 35 points d’eau répartis sur son territoire. En cette période de fortes chaleurs, leur entretien demande cependant une présence particulièrement soutenue. Les bénévoles se relaient pour surveiller les niveaux et remplir régulièrement les abreuvoirs. Thierry Bourgal, président de la société de chasse de Grabels, effectue ainsi deux à trois tournées chaque semaine à bord d’un 4×4 équipé d’une citerne. « Nous avons une citerne de 1.000 litres et en deux heures, elle est vide », explique-t-il auprès d’ICI Hérault. Un chiffre qui donne une idée du volume d’eau nécessaire simplement pour maintenir opérationnel ce réseau installé au cœur de la garrigue.
Un coup de pouce précieux pour toute la faune
Ces points d’eau ne sont évidemment pas réservés aux espèces chassables. Ils constituent une ressource accessible à l’ensemble des animaux présents sur le territoire, notamment lorsque les mares temporaires et autres petites réserves naturelles commencent à disparaître sous l’effet de la chaleur. Oiseaux, mammifères, reptiles ou encore insectes peuvent profiter de ces petites zones humides artificielles. L’Office français de la biodiversité souligne d’ailleurs l’importance des mares, fossés, ruisseaux et autres habitats humides dans les paysages, où ils participent à la diversité des milieux disponibles pour la faune sauvage. Dans l’Hérault, la Fédération départementale des chasseurs met elle-même en avant la difficulté croissante pour la faune sauvage à trouver de l’eau lors des périodes de sécheresse. À Grabels, les chasseurs connaissent donc parfaitement l’importance de conserver ces points d’eau fonctionnels tout au long de l’été.
Un nouveau projet avec l’ONF
Le dispositif pourrait prochainement être renforcé. Les chasseurs souhaitent en effet aménager un point d’eau plus important, capable de contenir entre 300 et 500 litres. L’objectif est simple : disposer d’une réserve plus durable et réduire le nombre d’allers-retours nécessaires avec la citerne. Le projet est actuellement étudié en partenariat avec l’Office national des forêts. Une nouvelle illustration du travail réalisé tout au long de l’année par de nombreuses sociétés de chasse qui, bien au-delà des périodes d’ouverture, entretiennent les territoires et aménagent des habitats utiles à l’ensemble de la faune sauvage.












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