Mont Ventoux : les chasseurs créent une mare face à la sécheresse

Mare créée par les chasseurs au pied du Mont Ventoux

À Savoillan, au pied du Mont Ventoux, une nouvelle mare a vu le jour ce printemps grâce à la Fédération départementale des chasseurs du Vaucluse et au Parc naturel régional du Mont-Ventoux. Porté par l’écocontribution, ce projet illustre concrètement l’engagement des chasseurs en faveur des zones humides, plus précieuses que jamais dans un contexte de sécheresse et de réchauffement climatique.

Une mare au service de la biodiversité

Dans le Vaucluse, les chasseurs continuent de démontrer qu’ils sont aussi des acteurs de terrain au service de la nature. La Fédération départementale des chasseurs du Vaucluse a annoncé la création d’une mare sur la Ferme Saint-Agricol de Savoillan, au pied du Géant de Provence. Réalisé en partenariat avec le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, ce projet a été rendu possible grâce au dispositif écocontribution. Dans un département régulièrement confronté au manque d’eau, à la chaleur et au risque incendie, l’initiative prend tout son sens. Les mares constituent en effet de véritables refuges pour la petite faune et jouent un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité locale.

Une réponse concrète à la sécheresse

Depuis plusieurs années, les habitats humides subissent une forte pression. La hausse des températures, les modifications du régime des pluies et l’intensification des usages de l’eau fragilisent de nombreux milieux naturels. La situation de cette année, marquée par la sécheresse et les incendies, rappelle à quel point ces petits points d’eau sont devenus stratégiques. Même de taille modeste, une mare peut servir de zone d’abreuvement, de reproduction et de refuge pour de nombreuses espèces. Elle agit comme une véritable oasis dans des secteurs parfois très secs une grande partie de l’année.

Un chantier mené en plusieurs étapes

La création de cette mare n’a pas été improvisée. Le projet a été conduit selon un cahier des charges précis. Après un débroussaillage réalisé à l’hiver 2025 par l’Office national des forêts, la Compagnie des Forestiers a ensuite pris en charge le creusement de la mare, sa végétalisation ainsi que la mise en sécurité du site. Ce type d’aménagement demande en effet une véritable réflexion technique. Il ne s’agit pas seulement de creuser un trou, mais bien de créer un milieu favorable à l’accueil durable de la faune sauvage.

Les premiers résultats déjà visibles

Les premiers suivis menés par le Parc naturel régional et la FDC84 montrent déjà l’intérêt du site. La faune locale vient s’y abreuver, tandis que les amphibiens commencent progressivement à coloniser la mare. Des odonates, autrement dit des libellules et demoiselles, ainsi que d’autres espèces liées aux milieux humides ont également été observés. Ces premiers retours confirment l’utilité de ce type d’aménagement, capable d’apporter très rapidement un bénéfice concret à la biodiversité locale.

Les chasseurs, financeurs et acteurs du terrain

Ce projet est là pour témoigner s’il en était besoin que, notamment via l’écocontribution, les chasseurs participent directement au financement d’actions en faveur de la biodiversité. Sur le terrain, les Fédérations départementales des chasseurs multiplient les opérations de restauration ou de création d’habitats, qu’il s’agisse de mares, de haies, de jachères, de bandes refuges ou encore de zones favorables aux pollinisateurs et à la petite faune. Dans le cas de Savoillan, le partenariat entre la FDC84 et le Parc naturel régional du Mont-Ventoux montre qu’une coopération intelligente entre acteurs locaux peut déboucher sur des réalisations très concrètes et utiles.

Des animations pour sensibiliser les jeunes

Le projet ne s’arrêtera pas à la seule création de la mare. La prochaine étape consistera à organiser des animations pédagogiques afin de présenter aux élèves du territoire le rôle joué par les mares et, plus largement, l’importance des zones humides. Une manière de sensibiliser les plus jeunes à la richesse de ces milieux, mais aussi de montrer que la gestion de la nature passe par des actions concrètes menées localement.

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Né en 1973, Frédéric Buszkowski vit en Dordogne. Ancien sous-officier de l'armée de Terre puis technicien supérieur à la SNCF, il est chasseur passionné depuis plus de vingt ans. Sa pratique couvre un large éventail de modes de chasse : le grand gibier en battue et à l'affût, le pigeon ramier en palombière, le petit gibier à plumes, ainsi que la régulation des corvidés. Fort de son expérience de terrain, il met aujourd'hui ses connaissances du monde cynégétique au service de So Chasse en tant que rédacteur, avec une approche à la fois rigoureuse, pratique et ancrée dans les réalités de la chasse française.

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