Un chasseur de 87 ans a perdu la vie vendredi 30 octobre au Pays basque après une chute de 50 mètres depuis une barre rocheuse. Ce nouveau drame vient s’ajouter à une série d’accidents mortels survenus depuis l’ouverture de la chasse en septembre. Chutes en montagne, malaises cardiaques, accidents sur des terrains escarpés : en moins de deux mois, plusieurs chasseurs ont perdu la vie dans des circonstances tragiques.
Une chute mortelle de 50 mètres au Pays basque
Le drame s’est produit vendredi 30 octobre, vers 14 heures, sur la commune d’Alçay-Alçabéhéty-Sunharette, dans les Pyrénées-Atlantiques. Un chasseur de 87 ans évoluait dans le secteur de Maratzolatze, au cœur de la Soule, lorsqu’il a fait une chute depuis une barre rocheuse d’une cinquantaine de mètres. Rapidement alertés, les secours ont engagé d’importants moyens, notamment l’hélicoptère Dragon 64 de la Sécurité civile et des équipes spécialisées dans les interventions en montagne. Malheureusement, à leur arrivée, l’octogénaire avait déjà succombé à ses blessures. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer les circonstances exactes de cette chute. Pour l’heure, aucun élément ne permet d’établir ce qui a provoqué la perte d’équilibre du chasseur.
Depuis septembre, plusieurs chasseurs ont trouvé la mort en montagne
Ce décès vient s’ajouter à plusieurs drames survenus depuis le début de la saison cynégétique 2026-2027. Le 13 septembre, jour de l’ouverture générale dans les Alpes-de-Haute-Provence, un chasseur de 90 ans trouvait la mort à Saint-Paul-sur-Ubaye après une chute d’environ cinq mètres en forêt. Malgré l’intervention des secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Jausiers, le nonagénaire n’avait pas pu être réanimé. So Chasse avait relaté ce premier drame de la saison. Le 23 septembre, près de Besançon, un chasseur octogénaire était retrouvé sans vie dans les eaux du Doubs, sur la commune de Chalèze. Parti chasser avec son chien, il n’était pas rentré à son domicile. Son arme et plusieurs effets personnels avaient été retrouvés près de la rivière. Les circonstances exactes de sa mort restaient à déterminer, une autopsie ayant été demandée par le parquet.
Le 4 octobre, un nouveau drame frappait les Alpes-de-Haute-Provence. Un chasseur de 63 ans perdait la vie à Entrages, près de Digne-les-Bains, après une chute dans le secteur escarpé du bois des Dourbettes. Les secouristes du PGHM, acheminés par hélicoptère avec un médecin, n’avaient rien pu faire. L’hypothèse d’un malaise précédant la chute avait été évoquée, sans être confirmée. Là encore, So Chasse avait consacré un article à cet accident.
Deux autres chasseurs décédés à trois jours d’intervalle dans les Alpes
La série noire s’est poursuivie à la mi-octobre. Le jeudi 15 octobre, un chasseur d’une cinquantaine d’années perdait la vie sur les hauteurs de La Balme-de-Thuy, en Haute-Savoie, après un malaise. Trois jours plus tard, dimanche 18 octobre, c’était au tour d’un chasseur de 61 ans de succomber à un malaise cardiaque sur les hauteurs de Saint-François-Longchamp, en Savoie. L’homme se trouvait avec d’autres chasseurs lorsque les secours ont été alertés. Malgré l’intervention du PGHM, il n’a pas pu être sauvé. Ces deux décès avaient fait l’objet d’un article de So Chasse consacré aux drames survenus en montagne. En comptabilisant le drame du Pays basque, ce sont ainsi au moins cinq chasseurs qui ont perdu la vie depuis septembre à la suite de chutes ou de malaises en pleine nature. À ces décès s’ajoute celui de l’octogénaire retrouvé dans le Doubs, dont les circonstances restent à éclaircir. Ce recensement, fondé sur les faits rapportés dans la presse, ne constitue pas un bilan national exhaustif.
Les palombières, un autre risque parfois sous-estimé
Les accidents en montagne ne sont pas les seuls à rappeler les dangers auxquels peuvent être confrontés les chasseurs. Les installations de chasse à la palombe en constituent une autre illustration. Le 6 septembre, au Fleix, en Dordogne, deux chasseurs âgés de 74 et 45 ans avaient chuté d’une dizaine de mètres alors qu’ils utilisaient une nacelle télescopique pour préparer leur palombière. Le plus âgé avait été évacué dans un état très grave vers le CHU de Bordeaux, son pronostic vital étant alors engagé. Plus récemment, le 28 octobre, toujours en Dordogne, un père de 75 ans a été grièvement blessé par un tir accidentel de son fils dans une palombière située à une vingtaine de mètres de hauteur. Comme nous l’expliquions récemment dans notre dossier consacré aux accidents en palombière, ces installations présentent des contraintes particulières. Travaux d’entretien, déplacements en hauteur, échelles, plateformes et conditions météorologiques constituent autant de facteurs qui nécessitent une vigilance permanente.












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