Les chasseurs sèment 22 tonnes de graines pour la biodiversité dans la Somme

Interculture

À l’heure où les moissonneuses-batteuses s’apprêtent à entrer dans les champs, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Somme rappelle que la préservation de la petite faune de plaine commence souvent bien avant l’ouverture de la chasse. Grâce à un partenariat avec la coopérative agricole Noriap, la FDC 80 poursuit en 2026 un vaste programme d’implantation de couverts d’intercultures dont bénéficieront aussi bien la biodiversité que les agriculteurs.

Des centaines d’hectares mobilisés pour la faune sauvage

Perdrix grises, faisans, lièvres, insectes pollinisateurs ou encore oiseaux des plaines agricoles : de nombreuses espèces profitent directement de la présence de couverts végétaux entre deux cultures. Cette année, l’opération menée par la Fédération des chasseurs de la Somme affiche des résultats particulièrement significatifs. Pas moins de 327 hectares de couverts semés avant moisson ont été implantés avec le soutien financier de l’OFB, de la Fédération Nationale des Chasseurs, de la Région Hauts-de-France et de la Fédération Régionale des Chasseurs. À cela s’ajoutent 566 hectares de couverts semés après moisson, directement subventionnés par la FDC 80. Au total, près de 900 hectares sont ainsi concernés par ce programme en faveur de la biodiversité ordinaire.

22 tonnes de semences pour redonner vie aux plaines agricoles

Le chiffre le plus impressionnant reste sans doute celui des semences utilisées. Pour mener à bien ces opérations, près de 22 tonnes de graines seront implantées sur le territoire samarien. Ces couverts jouent plusieurs rôles essentiels. Ils permettent tout d’abord de conserver les chaumes après la récolte, offrant ainsi des zones refuges particulièrement appréciées de la petite faune de plaine. Les grains laissés au sol constituent également une ressource alimentaire précieuse durant une période où la nourriture devient plus rare. Au-delà de l’intérêt cynégétique, ces implantations participent également à l’amélioration de la qualité des sols, limitent les risques d’érosion et répondent aux exigences de la directive nitrates. Elles permettent aussi de réduire certains travaux du sol, avec à la clé une baisse de la consommation de carburant pour les exploitants agricoles.

Une action concrète en faveur de la biodiversité

À travers ce type d’initiative, les chasseurs démontrent une nouvelle fois leur implication dans la gestion des milieux ruraux. Malheureusement, trop souvent méconnues du grand public, ces actions représentent pourtant des investissements importants en temps et en moyens financiers. Les 22 tonnes de semences qui seront dispersées dans les plaines de la Somme au cours des prochaines semaines illustrent concrètement cet engagement. Un travail de terrain qui profite à la fois aux espèces sauvages, aux agriculteurs et à l’ensemble de la biodiversité locale.

Partager cet article


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Are you human? Please solve:Captcha


Depuis la proposition de loi du sénateur Patrick Chaize visant à « améliorer la sécurité à la chasse », le...

Découvrez d'autres articles

Retour en haut