C’est une intervention peu banale qu’a réalisée la brigade de gendarme d’Estaires, dans le Nord, dimanche 30 août 2026. Appelé par une riveraine, ils ont secouru un chevreuil épuisé en brouette.
Le chevreuil n’arrivait pas à s’échapper du jardin clôturé
L’affaire a eu lieu aux alentours de 17 heures. La brigade de gendarmerie d’Estaires, dans le Nord, a été alertée par une riveraine pour un animal en détresse. Un chevreuil n’arrive pas à s’échapper de son jardin totalement clôturé.
Deux gendarmes se sont alors rendus sur place. Un chevrillard tentait tant bien que mal de partir de la propriété, entièrement clôturée. « La personne était désespérée quand elle nous a contacté. De son côté, le chevreuil n’en pouvait plus. Pendant une bonne heure, mes collègues ont essayé de l’attraper sans le blesser. C’était ce qui était vraiment le plus compliqué » raconte le chef d’escadron Boute, de la gendarmerie d’Hazelbrouck.
Relâché dans un champ, il est reparti naturellement
Quand les militaires sont parvenus à l’atteindre, l’animal, « dans un état de stress », a été placé dans une brouette pour le transporter. « Il a ensuite été relâché dans un champ assez loin des habitations, dans un endroit calme, puis il est reparti en courant un peu plus tard » explique le chef d’escadron.

Sur leur page Facebook Gendarmes de Flandre Intérieur, il est affirmé que ce genre d’intervention est « certes éloignée du quotidien habituel de nos militaires mais rappelle que les gendarmes sont aussi là pour répondre aux situations les plus inattendues ». « Quand j’ai vu ça, forcément j’ai souri. On s’occupe évidemment d’affaires bien plus graves, mais on montre aussi qu’on intervient sur ce genre de cas et surtout, on a pu aider la personne désemparée » précise quant à lui le chef d’escadron Boute.
Ce n’est cependant pas la première fois que des animaux, notamment des chevreuils, doivent être secourus. Une situation qui arrive habituellement au printemps, quand les premiers bourgeons sont mangés par ces animaux qui se retrouvent alors « ivres » à cause de la fermentation. Ce cas rappelle également le stress dont souffre la faune sauvage quand elle se sent enfermée.












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