Italie : Meloni veut désormais sanctionner toutes formes d’entrave à la chasse

Anti-chasse contenus par les carabiniers italiens

Le gouvernement italien poursuit son virage assumé en faveur du monde rural et de la chasse. Après plusieurs annonces déjà très commentées concernant le loup et l’évolution de certaines règles cynégétiques, un nouveau volet du projet de loi DDL 1552, également appelé « DDL Malan », provoque aujourd’hui une véritable explosion de colère chez les mouvements écologistes italiens.

Les anti-chasse dans le viseur du gouvernement italien

Les commissions sénatoriales de l’environnement et de l’agriculture ont validé plusieurs mesures qui renforcent encore cette orientation politique portée par le gouvernement de Giorgia Meloni. Parmi elles figurent notamment l’ajout de nouvelles espèces sur la liste du gibier chassable, comme le bouquetin, l’oie sauvage ou encore le pigeon des villes, mais aussi un assouplissement supplémentaire du cadre de gestion du loup. Mais le passage qui fait aujourd’hui le plus réagir concerne surtout les actions anti-chasse.

Rome veut désormais protéger la chasse des actions militantes

Le texte italien prévoit en effet de sanctionner les actes visant à entraver l’exercice de la chasse, y compris certaines formes de « protestation citoyenne non violente » lorsqu’elles perturbent directement cette activité pourtant parfaitement légale. Une disposition qui provoque une véritable tempête chez les associations écologistes italiennes, lesquelles dénoncent déjà une « criminalisation de la contestation ». Plusieurs organisations comme WWF Italia, LIPU ou encore la Ligue pour l’abolition de la chasse accusent le gouvernement Meloni de céder au « lobby cynégétique ». Du côté du pouvoir italien, le discours est tout autre. Rome assume désormais une ligne beaucoup plus ferme face à des mouvements militants jugés de plus en plus agressifs envers les chasseurs et les territoires ruraux.

Une mesure qui parlera à beaucoup de chasseurs français

En France aussi, cette évolution italienne risque forcément d’être observée avec intérêt par une partie du monde cynégétique. Depuis plusieurs années, de nombreux chasseurs dénoncent la multiplication des campagnes de dénigrement contre la chasse, les vidéos diffusées hors contexte sur les réseaux sociaux, les pressions exercées sur certains élus locaux, mais aussi diverses actions militantes menées directement sur le terrain contre des activités pourtant autorisées et encadrées par la loi. Pour beaucoup de ruraux, l’Italie semble aujourd’hui envoyer un message très clair : le débat démocratique reste possible, mais les opérations d’entrave visant à perturber concrètement une activité légale ne doivent plus être tolérées.

Le loup et les nouvelles espèces chassables au cœur du débat

Le texte validé par le Sénat italien confirme également le déclassement du loup de « strictement protégé » à « protégé », ouvrant davantage la voie à des tirs de gestion dans certaines régions confrontées aux attaques sur les troupeaux. Dans le même temps, l’Italie envisage d’ajouter plusieurs nouvelles espèces à la liste du gibier chassable, notamment le bouquetin, l’oie sauvage et le pigeon des villes. Des mesures qui déclenchent évidemment l’indignation des mouvements écologistes mais qui trouvent un écho dans une partie des campagnes italiennes confrontées à des problématiques de dégâts agricoles et de gestion de la faune sauvage de plus en plus sensibles.

Une fracture de plus en plus profonde entre villes et campagnes

Cette réforme illustre surtout une fracture désormais très visible dans une partie de l’Europe : celle qui oppose les mouvements écologistes urbains à des gouvernements de plus en plus attentifs aux revendications du monde rural. Là où certains dénoncent une attaque contre la biodiversité, d’autres voient au contraire un retour à une gestion jugée plus pragmatique de la faune sauvage et une volonté politique assumée de défendre les activités rurales traditionnelles face à une pression militante devenue omniprésente.

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Une réponse à « Italie : Meloni veut désormais sanctionner toutes formes d’entrave à la chasse »

  1. Houlotte

    Décidément elle me plait bien cette Meloni. Si Macron rêve de « présider » l’Europe, il va avoir une concurrente redoutable.

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