Dans le Vorarlberg, à l’ouest de l’Autriche, un loup a été abattu dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 août, moins de deux jours après l’adoption d’une mesure autorisant son prélèvement. Le prédateur était soupçonné d’avoir tué au moins trois animaux d’élevage dans les alpages du Montafon. Les autorités locales ont salué l’intervention rapide et coordonnée des chasseurs.
Plusieurs attaques en deux nuits
Les événements ont débuté dimanche matin sur un alpage situé dans la commune de Tschagguns, dans la vallée autrichienne du Montafon. Un jeune bovin âgé d’environ un an et demi y a été retrouvé mort. Après avoir examiné la carcasse, les spécialistes mandatés par les autorités ont estimé qu’il avait, selon toute vraisemblance, été victime d’une attaque de loup. Face au danger pesant sur les troupeaux présents dans les alpages, le Land du Vorarlberg a pris dès le dimanche une mesure autorisant le prélèvement du prédateur. La nuit suivante, de nouvelles attaques se sont produites dans le Gauertal. Sur l’alpage d’Alpila, un âne et un veau âgé d’une dizaine de mois ont été si grièvement blessés qu’ils ont dû être euthanasiés. Un autre jeune bovin était également porté disparu. Les éleveurs ont alors décidé de redescendre les sept ânes encore présents sur l’alpage et de regrouper les bovins autour des bâtiments durant la nuit.
Les chasseurs se déploient autour des attaques
Dès l’entrée en vigueur de l’autorisation, les chasseurs des territoires concernés se sont organisés pour retrouver l’animal. Plusieurs d’entre eux se sont positionnés de manière stratégique dans le secteur où les attaques avaient été constatées. Le loup est finalement revenu dans la nuit de lundi à mardi sur la zone où le premier bovin avait été tué. Il a alors été abattu par un chasseur d’un tir précis. Hubert Schatz, biologiste de la faune sauvage auprès du Land du Vorarlberg, a confirmé que l’animal avait été prélevé à une distance adaptée, dans les règles de l’art et sans souffrance inutile. La dépouille du loup a été envoyée dans un laboratoire afin de procéder à des analyses génétiques. Celles-ci devront notamment permettre de déterminer s’il s’agissait bien de l’animal impliqué dans l’ensemble des attaques. Comme le prévoyait la réglementation locale, la mesure autorisant le prélèvement est automatiquement devenue caduque après l’abattage du loup.
« Nos éleveurs peuvent respirer »
Christian Gantner, conseiller régional ÖVP (droite chrétienne conservatrice) du Vorarlberg chargé notamment de l’agriculture, s’est félicité de cette intervention rapide. « Cet abattage constitue un signal important et nos éleveuses et éleveurs d’alpage peuvent respirer. Une activité pastorale fonctionnelle n’est pas compatible avec la présence du loup », a-t-il déclaré. Le responsable politique a également tenu à remercier directement les chasseurs « pour leur disponibilité ainsi que pour leur intervention rapide et professionnelle ». Pour Christian Gantner, cette opération démontre l’efficacité de la réglementation adoptée dans le Vorarlberg. Modifié au printemps 2026, le dispositif local permet désormais d’intervenir rapidement lorsqu’un loup représente une menace immédiate pour des personnes ou des animaux d’élevage. Les procédures ont également été simplifiées afin de réduire les délais administratifs. Dans le Montafon, il aura ainsi fallu moins de 48 heures entre l’autorisation de prélèvement et l’intervention réussie des chasseurs.












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