Après un été marqué par de nombreux incendies, la Fédération nationale des chasseurs revient, dans son dossier de presse du 14 septembre 2026, sur la mobilisation des chasseurs aux côtés des secours. La FNC défend également une adaptation locale et temporaire de la gestion de la faune dans les territoires touchés par les feux.
Willy Schraen estime que les situations doivent être étudiées localement
« Cet été encore, la France a brûlé. Canicule, sécheresse, incendies : des milliers d’hectares sont partis en fumée. » C’est par ces mots que Willy Schraen ouvre son éditorial consacré aux feux de forêts. Le président de la Fédération nationale des chasseurs rappelle les conséquences des incendies pour les habitants, les agriculteurs et la faune sauvage, tout en dénonçant la place prise par l’émotion dans le débat sur la chasse. Le sujet a rapidement dépassé la seule question des incendies. Alors que certaines voix réclamaient un report ou une suspension de la chasse dans les territoires touchés, Willy Schraen estime que les situations doivent être étudiées localement.
Des chasseurs mobilisés pendant les incendies
Pour le président de la FNC, le débat ne doit toutefois pas faire oublier ce qui s’est passé sur le terrain. Car pendant les incendies, des chasseurs se sont mobilisés aux côtés des secours et du monde rural. À Biscarrosse, dans les Landes, plus de vingt chasseurs bénévoles se sont relayés pendant une dizaine de jours. Selon la FNC, ils ont participé à la préparation et à la distribution de 10 000 repas, notamment pour quelque 600 pompiers, 100 gendarmes et 50 agriculteurs. En Gironde, des chasseurs ont également fourni des denrées et apporté un soutien logistique aux équipes mobilisées.
300 points d’eau et d’alimentation installés en Gironde
La mobilisation s’est poursuivie après le passage du feu. Près de 300 points d’eau et d’alimentation ont été installés en Gironde pour aider la faune sauvage. Dans le Rhône, chasseurs et sapeurs-pompiers ont travaillé ensemble à la mise en place de points de rencontre dans les massifs forestiers afin de faciliter les interventions. En Charente-Maritime, une cagnotte solidaire a permis de récolter plus de 7 700 euros. « Cette réalité-là fait moins de bruit. Mais c’est celle du terrain », écrit Willy Schraen. Cette mobilisation intervient alors que la question de l’état de la faune après les incendies reste particulièrement sensible. La FNC estime que les circonstances exceptionnelles peuvent nécessiter une adaptation des pratiques, mais refuse le principe d’une décision nationale appliquée uniformément à tous les territoires.
Une chasse adaptée à chaque territoire
« Nos décisions doivent rester locales, proportionnées, transitoires et fondées sur la situation réelle des populations et des milieux. » C’est la ligne défendue par Willy Schraen. Pour la FNC, les conséquences d’un incendie ou d’une période de sécheresse ne sont pas nécessairement identiques d’un département à l’autre, ni même d’un massif à l’autre. Cette approche a depuis été défendue par la Fédération dans plusieurs prises de position estivales. Dans un article publié par la rédaction fin août, Willy Schraen rappelait notamment que « tirer sur des animaux affaiblis, ça n’a aucun intérêt pour les chasseurs », tandis que le gouvernement a finalement privilégié une gestion locale plutôt qu’un moratoire national.
« Gardons tous la tête froide »
Dans son dossier de rentrée, le président de la FNC insiste donc sur une gestion « territoire par territoire, espèce par espèce ». Il estime qu’une image spectaculaire d’un incendie ou une vague de chaleur ne peut, à elle seule, déterminer les conditions d’exercice de la chasse. « Face aux incendies et aux canicules, aux images choc, au brouhaha médiatique et à leur instrumentalisation politique, une chose est, plus que jamais, nécessaire : gardons tous la tête froide. »












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