Un cerf probablement à l’origine de la mort du champion cycliste Max Riese à 36 ans

Collision cycliste avec un cerf

Figure reconnue de l’ultracyclisme international, Max Riese est mort mardi 15 septembre à seulement 36 ans dans un terrible accident à vélo près de Berchtesgaden, en Bavière. Les premiers éléments recueillis par la police allemande orientent les enquêteurs vers une collision avec un cerf alors que le sportif descendait à vive allure.

Retrouvé grièvement blessé sur la route

La communauté internationale de l’ultracyclisme est en deuil. Mardi soir, peu après 20 heures, une automobiliste circulant sur la Roßfeld-Panoramastraße, route de montagne située près de Berchtesgaden en Bavière, a découvert un cycliste très grièvement blessé sur la chaussée. Elle a immédiatement alerté les secours. Pompiers, équipe médicale et hélicoptère de sauvetage ont été dépêchés sur place, mais malgré leur intervention, l’homme est décédé des suites de ses blessures sur les lieux de l’accident. Il s’agissait de Max Riese, ultracycliste allemand de 36 ans installé à Elsbethen, dans la région autrichienne de Salzbourg.

La piste d’une collision avec un cerf

Aucun témoin direct de l’accident n’a pour l’instant été retrouvé et les enquêteurs restent donc prudents sur son déroulement exact. Plusieurs indices conduisent néanmoins la police à privilégier très sérieusement la piste d’une collision avec un cerf ou un autre grand cervidé. Des traces laissant penser à un choc avec du grand gibier ont été découvertes sur les lieux. Le vélo de Max Riese a par ailleurs été complètement brisé sous la violence de l’impact. Compte tenu de la gravité de ses blessures, les enquêteurs pensent que le sportif descendait la route à une vitesse importante au moment de l’accident. Une recherche du cervidé potentiellement blessé a été organisée avec l’aide d’un chasseur, sans permettre de retrouver l’animal dans l’immédiat. Un expert a également été chargé de reconstituer précisément les circonstances du drame. La police de Berchtesgaden recherche toujours d’éventuels témoins ayant circulé dans le secteur ce mardi soir.

Une route qu’il connaissait parfaitement

Le caractère tragique de l’accident est renforcé par le fait que Max Riese connaissait parfaitement cette route. La Roßfeld-Panoramastraße faisait partie de ses parcours habituels et il l’aurait empruntée des centaines de fois. Après avoir affronté certaines des courses d’ultra-endurance les plus difficiles de la planète, c’est donc sur l’une de ses routes familières qu’il a perdu la vie. Max Riese figurait parmi les grands noms de l’ultracyclisme. En mai dernier, il avait remporté l’Hellenic Mountain Race. Quelques semaines plus tard, il terminait deuxième de la Silk Road Mountain Race au Kirghizistan, une épreuve de près de 2 000 kilomètres à travers des terrains particulièrement difficiles.

Trois fois l’Everest à vélo

L’année précédente, Max Riese avait également réalisé une performance hors norme sur le Gaisberg, près de Salzbourg. Son défi consistait à gravir et redescendre la même montagne suffisamment de fois pour cumuler l’équivalent de trois ascensions de l’Everest. Au terme de 37 heures et 37 minutes d’effort, il avait accumulé 26 553 mètres de dénivelé positif et parcouru près de 480 kilomètres, établissant alors un record du monde du Triple Everesting.

« Une âme exceptionnelle »

Max Riese était également très impliqué dans la communauté du gravel et de l’ultracyclisme à travers GravGrav, qu’il avait contribué à développer. L’organisation a annoncé sa disparition dans un message particulièrement émouvant publié sur les réseaux sociaux. « Max était une âme exceptionnelle. Il se souciait profondément des gens et de la communauté qui l’entouraient », écrivent ses proches. GravGrav évoque également « un vide irremplaçable » laissé auprès de sa famille, de Lisa, de ses proches et de toute la communauté cycliste. À seulement 36 ans, Max Riese laisse derrière lui l’image d’un sportif capable d’endurer des milliers de kilomètres et des dizaines de milliers de mètres de dénivelé. Sa disparition rappelle aussi brutalement qu’une rencontre avec un grand animal sauvage, particulièrement lorsqu’elle survient de nuit et à vitesse élevée, peut avoir des conséquences dramatiques même pour un sportif extrêmement expérimenté.

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Né en 1973, Frédéric Buszkowski vit en Dordogne. Ancien sous-officier de l'armée de Terre puis technicien supérieur à la SNCF, il est chasseur passionné depuis plus de vingt ans. Sa pratique couvre un large éventail de modes de chasse : le grand gibier en battue et à l'affût, le pigeon ramier en palombière, le petit gibier à plumes, ainsi que la régulation des corvidés. Fort de son expérience de terrain, il met aujourd'hui ses connaissances du monde cynégétique au service de So Chasse en tant que rédacteur, avec une approche à la fois rigoureuse, pratique et ancrée dans les réalités de la chasse française.

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