Un jeune chasseur a été blessé ce week-end dans le Lot après avoir été percuté par une automobiliste alors qu’il participait à une battue. Selon les premiers éléments communiqués par la Fédération nationale des chasseurs, le véhicule aurait été volontairement dirigé vers plusieurs chasseurs occupés à signaler la chasse le long d’une route. Le jeune homme s’est vu prescrire 21 jours d’incapacité de travail et a déposé plainte. Dans un communiqué publié hier, lundi 29 septembre, Willy Schraen réagit à cette affaire et interpelle directement la députée Sandrine Rousseau.
Un jeune chasseur percuté pendant le panneautage
Les circonstances exactes de l’incident devront encore être établies par l’enquête. Selon les éléments dont dispose à ce stade la Fédération nationale des chasseurs, les faits se sont produits dans le Lot au cours d’une battue organisée ce week-end. Plusieurs participants se trouvaient le long d’une route afin d’installer ou d’assurer le panneautage signalant la chasse en cours. Toujours selon la FNC, une automobiliste aurait alors dirigé délibérément son véhicule vers plusieurs chasseurs avant de percuter l’un d’entre eux. Le jeune homme blessé s’est vu prescrire 21 jours d’incapacité de travail et a déposé plainte. Willy Schraen indique également que les autres chasseurs présents devraient porter plainte. À ce stade, aucune décision de justice n’est venue établir les circonstances précises de l’incident ni les éventuelles responsabilités. L’affaire intervient quelques semaines après la polémique provoquée par les déclarations de Sandrine Rousseau concernant l’ouverture de la chasse. Des fédérations départementales avaient notamment annoncé s’être associées à une plainte de la FNC après des propos dans lesquels la députée appelait ses sympathisants à se rendre « dans les forêts et les campagnes » afin d’« empêcher » la chasse et à se tenir « face aux chasseurs, physiquement ». Dans son communiqué du 29 septembre, le président de la Fédération nationale des chasseurs établit un lien politique entre ce climat de tension et l’incident du Lot, tout en rappelant que la justice devra déterminer les faits. Nous reproduisons son texte intégral ci-dessous.
Le communiqué intégral de Willy Schraen
« Madame Rousseau : des mots aux actes, il n’y a, hélas, parfois qu’un pas.
Il y a quelques semaines, j’alertais déjà sur les conséquences que peuvent avoir les appels à la confrontation physique avec les chasseurs. Sandrine Rousseau appelait publiquement à venir dans les forêts et les campagnes pour « empêcher » la chasse et à se tenir « face aux chasseurs, physiquement ».
Personne ne devrait jouer avec ces mots-là, encore moins lorsqu’on est députée de la République.
Aujourd’hui, un incident d’une extrême gravité vient rappeler à quel point le climat autour de la chasse est tendu et inquiétant en ce début de saison.
Selon les premiers éléments qui nous ont été communiqués, des chasseurs participaient à une battue et assuraient, le long d’une route, le panneautage obligatoire destiné à la signaler et à la sécuriser. Une automobiliste aurait alors délibérément visé plusieurs d’entre eux pour, au final, percuter un jeune chasseur.
Le chasseur blessé s’est vu prescrire 21 jours d’incapacité de travail et a déposé plainte. Je lui souhaite un complet rétablissement et exprime toute ma sympathie aux chasseurs présents sur les lieux, qui devraient également porter plainte.
La justice devra évidemment établir les circonstances exactes des faits et les responsabilités de chacun.
Mais je pose une question simple : jusqu’où faudra-t-il aller avant que certains comprennent qu’un désaccord avec la chasse ne peut jamais justifier la confrontation physique avec ceux qui pratiquent une activité parfaitement légale et encadrée ?
On peut combattre la chasse politiquement, mais on ne peut pas transformer les chasseurs en cibles. Les chasseurs sont des citoyens. Ils ont, comme tous les autres, le droit de pratiquer leur activité sans être intimidés, menacés ou agressés.
Depuis le début de cette polémique, je demande aux chasseurs de ne répondre à aucune provocation, de ne jamais céder à la violence et de saisir la justice systématiquement lorsque les limites sont franchies.
Mais que personne ne confonde notre calme avec de la faiblesse. Nous ne nous laisserons ni intimider, ni menacer, ni agresser.
Lorsqu’on est élu de la République, les mots engagent. Plus les tensions montent, plus la responsabilité impose de les mesurer.
Madame Rousseau, alors que la saison de chasse vient de s’ouvrir, il est temps de renoncer aux appels à la confrontation et d’appeler clairement au calme. C’est, me semble-t-il, le minimum que l’on est en droit d’attendre d’une élue de la République. »











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